MORT ANATOMIQUE
veineux dans les artères sans déterminer d’accident grave.
Mais à côté des cas dans lesquels il est permis de voir le mécanisme d’une mort anatomique, il en est dans lesquels les phénomènes funestes surviennent en quelque sorte .sans lésion, par un simple trouble dans le fonctionnement de la machine vivante.
Et puisque ce mot de machine a été prononcé, je comparerai un instant la machine animale à un mécanisme compliqué pouvant s’arrêter ou par rupture d’un rouage, lésion anatomique; ou par une perturbation dans la distribution de la force motrice, lésion physiologique ou dynamique.
Je suis loin de prétendre qu’on puisse vivre sans oxygène, mais je ne puis pas admettre cependant qu’un animal qui, plongé dans l’azote ou dans l’hydrogène, meurt subitement, succombe par défaut d’oxygène. Je pense, et je vous donnerai tout à l’heure les faits sur lesquels repose mon opinion, que l’animal qui meurt rapidement dans un milieu simplement irrespirable, succombe à un trouble subit de toutes ses fonctions, trouble qui n’amène d’ailleurs aucune lésion anatomique dont la mort soit la conséquence nécessaire.
L’organisme n’est pas fait pour les transitions brusques, pour les perturbations subites, qui lui sont d’autant plus funestes qu’il est d’un ordre plus élevé. Nous vous l’avons suffisamment fait voir par les -résultats d’expériences dans lesquelles nous l’avons influencé, tantôt graduellement, tantôt subitement.
Mais, avant d’aller plusloiu, étudions une expérience