‹ Leçons sur les effets des substances toxiques et médicamenteuses (volume 2)Chapitre 50 sur 120 · OBSTRUCTION DE IA TRACHÉE · texte numérisé non relu

OBSTRUCTION DE IA TRACHÉE

se trouve nécessairemeot tiraillé par les efforts qui tendent à dilater la poitrine. Chez les chiens, surtout chez ceux qui sont adultes, le tissu pulmonaire peut résister plus ou moins longtemps à ce tiraillement, tandis que, chez les lapins, le tissu du poumon cède et se déchire ; ce qui le prouve, ce sont les ecchymoses qu’à l’autopsie on trouve dans le parenchyme de ces organes. C’est sans doute cette déchirure du tissu pulmonaire qui, chez les lapins, simule les hruits r^pira* toi res.

Quand nous répétons ici cette expérience, vous voyez qu’au moment où je ferme le robinet, l’animal reste en repos et que sa respiration est totalement suspendue. Bientôt il fait un violent mouvement d’inspiration pendant lequel le cœur s’arrête pour recommencer à battre après. Un second mouvement d’inspiration forcée arrête de nouveau le cœur ; un troisième ou un quatrième l’arrête définitivement. L’animal est devenu alors insensible. Le cœur, qui s’était arrêté, reste en repos pendant quelques instants ; puis, maintenant que l’animal est mort, il recommence à battre avec des mouvements extrêmement précipités.

Peut-on dire que, dans ce cas, par exemple, l’animal soit mort par défaut d’oxygène ?

Quand, au lieu de fermer la trachée, on introduit l’animal dans l’azote ou dans l’hydrogène, on produit un trouble de cette nature. A chaque inspiration violente, le cœur s’arrête, le centre nerveux ne reçoit plus de sang et n’excite plus les mouvements respiratoires.

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