‹ Leçons sur les effets des substances toxiques et médicamenteuses (volume 2)Chapitre 77 sur 120 · ET SÜLFOCYANÜRE DE POTASSIUM · texte numérisé non relu

ET SÜLFOCYANÜRE DE POTASSIUM

poisonnement par la ligature qui étreint les vaisseaux. Les quelques mouvements que l’irritation mécanique du train antérieur détermine encore dans le train postérieur montrent que la sensibilité est conservée en partie bien que l’animal puisse être considéré comme mort.

En résumé, le curare, la strychnine et le sulfocyanure de potassium agissent différemment, en détruisant la motilité, la sensibilité nerveuse, et la contractilité musculaire; ces effets permettent de penser que ce sont là trois propriétés distinctes les unes des autres. Toutes trois aboutissent, dans l’empoisonnement général, à un même symptôme apparent : la paralysie. Nous avons pu démontrer leur action propre, en localisant l’empoisonnement dans une partie restreinte de l’organisme.

Nous venons de vous montrer qu’il était jusqu’à un point possible au physiologiste d’analyser, de décomposer en quelque sorte, en leurs éléments immédiats, les phénomènes nerveux.

Ce résultat pourrait sans doute être obtenu avec beaucoup d’autres agents toxiques, nous avons indiqué ce que nous avons constaté avec les trois poisons, sur l’action desquels nous avons particulièrement insisté : le curare, la strychnine et le sulfocyanure de potassium.

Les expériences que nous avons instituées pour étudier l’action de ces agents ont été faites sur des vertébrés à sang froid. Chez ces animaux, l’organisation est déjà assez compliquée pour permettre de tirer des inductions par analogie, applicables à des êtres d’un

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