ACTION DU VENIN
et i?isqueux. On introduit une goutte de venin ainsi recueilli dans une plaie faite à la cuisse sur deux moineaux. La plaie dans laquelle le venin a été introduit devient noire : peu à peu le pourtour de cette plaie et la cuisse entière enflent. Deux heures et demie après, les moineaux ne sont pas morts. Ils paraissent encore vivaces et marchent malgré l’entlure considérable qui gêne leurs mouvements.
Au bout de trois heures, le moineau qui avait été piqué avec la première goutte de venin qui s’était écoulée est mort en présentant une espèce de roideur convulsive.
A ce moment, le second moineau, qui avait reçu la seconde goutte de venin qui se trouvait mêlée à un pen de mucus, n’est pas encore mort; mais il est trèsmalade. 11 peut à peine se mouvoir, ses membres sont roides, surtout celui qui a été blessé.
Fig. 27. Fio. 18.
La figure 27 représente le squelette d’une tète de crotale : ma, l’os mas- .toîdlen qui s’articule avec le crâne et porte à l’exlrémitc opposée l’os tympanlque t; — mi, mâchoire inférieure suspendue à l’os tympanique ; — r>, Tonier et os naseaux ; — m, os maxillaire supérieure mufille ; — pi et jx, 08 ptérygoidiens dont l’intcme se continue en avant avec les arcades palatines.
Figure 28. Tête de vipère ; la gueule étant ouverte.on voit les deux crochets au bout desquels se montre une goutte de venin, quand on presse sur les glandes venimeuses situées à leur racines.