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nombreuses observations faites à Wew-Yorclij ainsi que piusieiirs autres écrivains d’un grand mérite, ont regardé cette maladie comme parti- ! cipantde Télat spasmodique et de l’état inflammatoire , et ils ont employé , concurremment avec les médications évacuantes, les remèdes usités dans le spasme, tels que Tassa- fœtida , le musc, le camphre, etc. : idée d’autant plus raisonnable qu’on a des faits probatifs qu’après les évacuations sanguines les révulsifs et les dérivatifs ont été de puissans remèdes pour triompher de la maladie, et qu’il est à ma connaissance que | feu M. Grégorj y habile médecin d’Edimbourg, s’était servi avec succès de l’opium pour faire j avorter le croup, en l’employant dès le com- | mencement de la première période j médication que malheureusement on peut très -rarement mettre en j:>ratique. !
Mais le spasme n’est pas lui-méme explicatif des phénomènes; car son propre est de resserrer, et ici il y a, au contraire, développement ! Nous adoptons une lésion de sensibilité des membranes muqueuses , mais dont le prompt ! effet est une tuméfaction et une excrétion mor- j bide ; et nous ne craignons pas d’assimiler le ! croup à la fièvre muqueuse adynamique (§. 5i6), et de le désigner sous le nom de fièvre muqueuse ■ eætrémement aiguë. Ne voit-on pas une nouvelle ! analogie avec cette fièvre dans l’état de la j membrane interne des intestins et dans la pré- | sence des vers lombrics (§. 374), qu’on est loin de rencontrer dans l’inflammation franche ?
Cette altération morbide si prompte de îa vie des membranes muqueuses, nous la voyons dans Tapparition des aplitbes et le gonflement muqueux des enveloppes buccales durant les constitutions froides et bumides de Tair , et nous la retrouverons dans Tangine dite gangréneuse.
Nous pouvons donc dire que la cause prochaine du croup consiste dans l’expansion morbide, le gonflement de la membrane interne iaryngo-tracbéale , occasionés par les molécules ^ humides et chargées de substance hétérogène, introduites dans l’inspiration j qu’il résulte de là des phénomènes sjmpathiquessur les autres membranes, par l’influence des nerfs gastro-pulmonaires; puis fluxion, puis inflammation, puis sécrétion morbide d’humeur étrangère au mucus concrescible ; puis gêne dans la circulation pulmonaire; puis lésions encéphaliques, lesquelles succèdent toujours aux lésions majeures des organes de la respiration.
§. 576. Les observations recueillies jusqu’ici fournissent plus des deux tiers de la mortalité relative de cette maladie , lorsqu’elle a existé réellement, et nous voyons qu’elle a été mortelle chez les neuf derniers malades dont Home nous a laissé des histoires particulières. La mort arrive ordinairement au milieu des accès de suffocation, mais à des époques variées; quelquefois le premier jour, très-souvent le de uxième, le troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième, et seulement quelquefois le onzième
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jour: on l’a vue néanmoins survenir aussi au milieu de l’intermission la plus parfaite, lors» qu’on s’j atte,ndait le moins, ce qui pourrait Lien avoir été occasioné par un épanchement de sérosité dans* les ventricules cérébraux.
La terminaison mortelle s’observe également chez ceux qui ont expectoré, et chez ceux qui n’ont rejeté ni mucosités ni fausses-membranes. Tous les malades de Home qui sont morts de cette maladie, n’avaient point expectoré, à l’exception du douzième, et Han- Bergen a vu sa propre fille, âgée de sept ans, y succomber, après avoir rejeté, en toussant, un tube membraneux, douze heures avant sa mort. (Z)e morbo truculento infantum hoc anno hic Francofurti grassante y 12^ 4? curios., tom. II,pag, 1^7.) La terminaison heureuse se fait à peu près aux memes époques que la malheureuse : elle a lieu quelquefois après un accès qui paraissait devoir être mortel; mais le plus souvent elle a lieu plus lentement , du sixième au onzième jour. Elle survient également chez ceux qui n’ont point expectoré, comme chez ceux qui ont rejeté de fausses-membranes ou des mucosités plus ou moins abondantes. En général, une expectoration visqueuse, facile et abondante, mêlée avec du sang, même en assez grande quantité, et suivie d’une respiration plus aisée, de sueurs copieuses et générales, et de l’augmentation de la sécrétion urinaire, ainsi que de l’excrétion alvine, est d’un très-bon augure. En général aussi, on a beaucoup à espérer lorsque
les accès de toux cessent d’étre aussi frèquens et aussi longs ; que les convulsions sont moins fortes, les yeux moins rouges, moins saillans ; que le sang ne se porte plus avec autant de véliémence vers la tête , et que le thorax ne se soulève pas autant dans l’inspiration , lorsque l’enfant rejette facilement des portions membraneuses; que le pouls reprend son état primitif; que l’hilarité, peinte de nouveau sur le visage du malade, annonce" la présence d’un sentiment de bien-être général. Les symptômes allant ainsi en s’améliorant, la guérison est très -prompte, sauf la continuation de la raucité de la voix, qui ne disparaît que long-temps après.
La convalescence est ordinairement longue et pénible, et le malade, qui n’avait pas maigri, commence alors à perdre ses couleurs et son embonpoint. Elle est le plus souvent accompagnée pendant quelque temps de toux et d’une expectoration muqueuse; il n’est même pas rare que les expectorations répétées de fausses-membranes conduisent, après la guérison du croup, à la fièvre lente et a la phthisie trachéale. Cette , maladie est surtout très-susceptible de récidive.
§. 577. Heureux celui qui est appelé au moment de la formation des maladies ! il pourra souvent, s’il est bien inspiré, les prévenir par l’administration d’un narcotique , par des moyens révulsifs de l’irritation et par les bains généraux; mais il est fort rare que cela arrive, et l’on n’implore guère le secours du médecin que lorsque l’impression est déjà très-profonde. Grande est