‹ Leçons sur les équations intégrales et les équations intégro-différentielles. Leçons professées à la Faculté des sciences de Rome en 1910Chapitre 26 sur 48 · Equations de Volterra non linéaires. — L'étude de ces · texte numérisé non relu

Equations de Volterra non linéaires. — L'étude de ces

équations est dû à M. Lalesco, nous suivrons son analyse. Envisageons le type plus général d'équation de deuxième espèce

(il) u(x)=c^(x)-+- 1 K[^, ^; t<(0]«?^

OÙ K[^, ç, w] est une fonction des trois variables réelles x, ç, u

telle que

1K(^, ^: Uo^) — K(x,^', u^)\<^\ua—ii^\, pour

M, N, <:/, b étant des constantes positives.

On peut employer pour Ja résoudre une méthode analogue à celle suivie par M. Picard pour démontrer le théorème d'existence de Téquation différentielle (')

qui s'écrit aussi sous la forme intégrale

C étant une constante, et qui est un cas particulier de l'équation (i i).

Soit

lorsque x varie dans l'intervalle o, A, étant

Ecrivons les équations aux approximations successives relatives à l'équation (i i) de la manière suivante :

My(.r) = 9(07),

Uy{x) = o{x)^ f K[^J;cp(^)]«r^,

i„{x) = ^{x)-i- I K[x,^;un-i{^)]d^^,

(') E. Picard, Analyse^ t. II, p. 34o.

Comme pour réquation (12), la solution cherchée de (11) est donnée par lini u,i (x) et elle sera valable dans le plus petit des

deux intervalles (o, a), (o, h), étant

En effet

I wj — Mo I < Ma;

et puisque en général

on aura

^2 1^2 — wi I < MN — , 1.2

ni

On voit donc que la série

Mo H- ( Wi — Mo ) -+- • . . -^ ( Un — Un-\ ) + • . .

est absolument et uniformément convergente et qu^elle représente la solution unique de V équation (i i). Pour l'équation (12) on a

çp(^) = cp(o) = G,

et l'on retrouve le résultat de M. Picard pour l'équation dififérentielle correspondante.

Le problème est beaucoup plus compliqué lorsqu'on envisage les équations de première espèce; prenons, par exemple, l'équation

(.3) cp(x)= f {M^AX^)-^M^A)uH\)-^-+fm{o^A)u"'{'k)\dx, dérivons par rapport 'à x. On aura

(.4) ^\oo)=^Mx,x)ui{x)-^J^^^-£uia)dl

Les équations aux approximations sont

(iDj

in jn

^fi{x,x)uUor) = o\T)-j'^^-àu\,,{\)dl

et l'on voit aisément que toute approximation est une fonction niuliiforme de x. Les ramifications ne sont pas les mêmes pour toutes les approximations, parce que le deuxième membre varie pour chaque équation : donc en général il n'est pas possible de trouver une surface de Riemann qui corresponde à toutes les approximations.

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