IV. — PRONOSTIC
Il résulte de ce que j'ai dit, que les hémorrhoïdes externes ne sont pas g-raves et ne constituent habituellement ni une maladie, ni une infirmité. La plupart des sujets qui en sont atteints , sans hémorrhoïdes internes concomitantes, n'en souffrent jamais ou souffrent une fois, deux fois, trois fois au plus dans leur vie; cette souffrance, due à la turg'escence inflanimatoire ou à quelque lésion de la peau recouvrant les hémorrhoïdes, est tout à fait passagère et ne peut pas être comparée aux inconvénients si rebelles, si résistants , si récidivants des hémorrhoïdes internes.
Sans doute les vrais hémorrhoïdaires , ceux qui
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ont (leshémorrlioïdos internes saigMiantes, douloureuses et faisant un prolapsus plus ou moins incommode, ont en môme temps des liémorrhoïdes externes qui se g-onflent et s'enflamment toutes les fois que les liémorrhoïdes internes restent au dehors. Mais alors, c'est seulement à cause et par le voisinag-e des hémorrhoïdes internes que les externes deviennent fâcheuses. Par elles-mêmes et seules, ces dernières ne sont pas g'ênanteSj ou ne le deviennent qu'exceptionnellement.
Le pronostic est un peu plus fâcheux quand riiémorrhoïde est devenue indurée parce que le malade est condamné, soit à g-arder indéfiniment sa fumeur, soit à s'en faire déharrasser par une opération. Mais, on se le rappelle, cette terminaison par induration est très-rare.