ATROPHIE MUSCULAIRE DES HÉMIPLÉGIQUES
secondaire, trouverait son explication dans une destruction partielle des cellules de la corne antérieure gauche, au niveau de la région cervico-brachiale. L’examen microscopique fait avec le plus grand soin par M. Pitres est venu pleinement confirmer mes prévisions.
La sclérose descendante existait du côté gauche dans toute la hauteur de la moelle ; mais, en outre, dans un point limité du renflement cervico-brachial, entre la septième et la neuvième paires rachidiennes, dans une hauteur de 2 à 3 centimètres, on constatait dans la corne de la région antérieure une disparition complète de la plupart des groupes cellulaires qui se voient normalement dans cette région (groupes postérieur et antéro-externe). De plus, les racines antérieures, dans les régions correspondantes du renflement cervico-brachial, étaient beaucoup plus grises que dans les points symétriques du coté droit.
Les faits de ce genre forment un groupe assez homogène pour qu’il soit évident qu’il ne s’agit pas là d’une coïncidence fortuite.
Un des enseignements qu’ils fournissent est que l’extrémité terminale des fibres pyramidales, comme nous le disions tout à l’heure, est en relation d’une façon quelconque avec les cellules nerveuses des cornes antérieures. Dans la règle, lorsqu’il existe une dégénération secondaire du cordon latéral, la cellule résiste, en raison de son autonomie, à l’envahissement du processus morbide et protège, si l’on peut ainsi dire, la racine antérieure correspondante. Mais, dans certains cas exceptionnels, et peut-être cependant moins rares qu’on ne le croit d’habitude, sous l’influence de conditions inconnues, la cellule est atteinte à son tour, elle s’atrophie, et consécutivement les racines correspondantes subissent la désintégration dégénérative. La conséquence dernière de cet envahissement du système des nerfs centrifuges est l’atrophie et la dégénération des muscles auxquels les racines malades étaient destinées, suivant un
CUARCOT. IG