CÉGÉNÉRATIONS DE CAUSE PÉRIPHÉRIQUE
côté, les cornes postérieures; de l’autre, les faisceaux de Goll. La conséquence de cette propagation est que les fibres des faisceaux de Goll, étant intéressées dans la partie inférieure de leur trajet, dégénèrent de bas en haut, de la même façon que s’il s’agissait d’une compression directe, et que la lésion ainsi produite peut être suivie, comme il vient d’être dit, jusqu’au plancher du quatrième ventricule.
Telle est. Messieurs, la lésion vulgaire de l’ataxie locomotrice, celle qui se rencontre 90 fois sur 100 chez les sujets qui succombent à cette maladie.
C’est d’après le principe exposé à l’occasion de l’ataxie locomotrice vulgaire qu’il faut interpréter les dégénérations secondaires constituant le troisième groupe qu’il nous reste actuellement à considérer. A côté des dégénérations secondaires de cause cérébrale et de cause spinale dont l’étude descriptive est désormais terminée, il faut placer, vous disais-je, le groupe des dégénérations secondaires de cause périphérique.
Ce groupe est, à l’heure qu’il est, composé de trois ou quatre observations seulement ; mais il est problable qu’à un moment donné il prendra une certaine importance. Je me bornerai donc à citer, à titre d’exemple, l’observation de M. Cornil, la première en date, et une observation de M. Th. Simon (1).
Dans tous les cas observés jusqu’à ce jour, la lésion siège en dehors de la moelle épinière, sur les racines de la queue de cheval, au-dessus du ganglion ; elle consiste en
(l) Arch. f. Psych. v. Wtstphal. V, Bd. 1874, p. 114.