ROLE PHYSIOLOGIQUE DU EAISCEAU PYRAMIDAL
guïté ; et, ainsi, elles s’épuisent successivement dans leur trajet descendant, dans les diverses régions de la moelle où elles entrent en connexion avec les cellules motrices, par l’intermédiaire d’une disposition anatomique encore peu connue.
C’en est assez sur l’anatomie. Considérons maintenant le côté physiologique, et voyons les principaux résultats que l’expérimentation a fournis sur le mode de fonctionnement des faisceaux médullaires. Nous commencerons par les cordons antéro-latéraiix.
L’idéal serait que la physiologie pùt nous éclairer sur le fonctionnement particulier de chacun des faisceaux secondaires, que l’anatomie de développement et l’anatomie pathologique nous ont appris à isoler dans cette partie du manteau spinal. Malheureusement, l’expérimentation n’a pas tenu compte, en général, de ces distinctions. J’aurai cependant l’occasion de vous signaler quelques tentatives faites récemment à cet égard, et qui relèvent le rôle particulier des faisceaux pyramidaux dans la transmission des incitations volontaires.
1° En ce qui concerne les dégénérations qui se produisent dans les faisceaux antéro-latéraux lorsque leurs fibres sont interrompues dans leur trajet, nous avons déjà vu que ces fibres se comportent suivant les mêmes lois que les nerfs périphériques centrifuges. Or, les faisceaux antérolatéraux peuvent-ils être rapprochés encore des nerfs moteurs par leurs autres propriétés ? — Non, pas absolument.