ARTÈRES NOURRICIÈRES
fait remarquer Gendrin, que commence à se former l’épanchement sanguin dans les cas ordinaires, la raison n’en est pas difficile à comprendre. A cette même région appartiennent, en effet, les artères nourricières, dont les lésions préparent en quelque sorte l’hémorrhagie intra-encéphalique.
Si, sur un cerveau préalablement injecté, vous étudiez, guidés par les importants travaux de M. Duret, les dispositions des artères nourricières des masses centrales, vous relevez surtout ce qui suit.
Les plus importantes de ces artérioles proviennent du tronc de la sylvienne dont elles se détachent perpendiculairement ; elles pénètrent dans la substance nerveuse au niveau de l’espace perforé antérieur.
On voit là une série de petits pertuis dont chacun donne passage à une de ces artérioles ; et, remarquez-le bien, contrairement à ce qui a lieu sur les vaisseaux artériels corticaux destinés à nourrir la substance grise et le manteau, les vaisseaux qui s’insinuent dans l’épaisseur des masses centrales ne sont pas, quant à la structure et à leur calibre, des capillaires, mais bien des artères véritables.
La disposition que présentent les vaisseaux lenticulostriés, une fois qu’ils ont pénétré dans l’épaisseur des masses centrales, peut être aisément mise en relief par une dissection fort simple. On enlève successivement l’écorce grise des circonvolutions de l’insula, la substance blanche sous-jacente, l'avant-mur, enfin la capsule externe ; on met ainsi à nu la surface convexe du troisième segment du noyau lenticulaire, et l’on voit alors s’épanouir sur cette surface, à la manière d’un éventail, les artérioles lenticulaires. Les plus volumineuses sont les plus antérieures. Toutes, se dirigeant d’avant en arrière et de bas en haut, pénètrent vers l’extrémité supérieure du noyau dans son épaisseur, et là, on les perd de vue.
Pour bien reconnaître le trajet ultérieur de ces vaisseaux et leurs ramifications dans l’épaisseur des noyaux