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EXAGÉRATION PERMANENTE DU TONUS

d’autres termes, ce qui le caractérise, c’est son intermittence. Il semble donc avéré, qu’ici, les fibres musculaires entrent en activité les unes après les autres, en se suppléant sans cesse.

Je dois ajouter que, d’après les enseignements de la physiologie, cette contraction légère mais permanente des muscles, qu’on appelle le tonus musculaire, dépend d’une stimulation également permanente exercée par le centre nerveux spinal. « La moelle épinière, dit M. Vulpian, agit d’une façon incessante sur tous les muscles où elle produit, par la voie des nerfs moteurs, le tonus musculaire... Cette action continue de la moelle est sans doute provoquée par des stimulations excito-motrices centripètes provenant des muscles eux-mêmes ou des téguments. » C’est donc un phénomène dans lequel le pouvoir réflexe de la moelle épinière est en jeu.

Or, il nous serait bien facile de relever un certain nombre de faits qui tendent à établir que la contraction permanente des muscles, dans le cas de contracture, reconnaît une origine analogue, c’est-à-dire qu’elle dérive, elle aussi, d’une action spinale permanente, exaltée par certaines ' conditions pathologiques. Ainsi, les phénomènes qui précèdent le développement de la contracture et l’accompagnent se rattachent, vous l’avez deviné, à une exagération de l’activité spinale. L’emploi de la strychnine qui fait apparaître les réflexes tendineux provoque de la même façon l’apparition des contractures ou les exagère, si celles-ci existent déjà; et, inversement, les agents qui dépriment l’activité réflexe spinale diminuent également l’intensité de ces contractures. C’est de la sorte qu’agit le bromure de potassium administré à haute dose.

Mais je ne m’arrêterai pas plus longuement à ces considérations physiologiques que nous reprendrons plus tard, et je reviens au côté descriptif.

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