‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 157 sur 200 · VARIÉTÉS D’ATTITUDE · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS D’ATTITUDE

A. La contracture est dite permanente ; cependant, Messieurs, dans la réalité, elle s’amende naturellement chez la plupart des malades, sans jamais toutefois disparaître complètement, dans certaines circonstances comme le sommeil, le repos au lit. Elle reprend au contraire son intensité ou l’exagère, ainsi que M. Ilitzig a eu raison de le faire ressortir, à l’occasion d’une émotion, quand le malade se lève ou cherche à exécuter un mouvement. Nous verrons comment on a proposé d’expliquer ce phénomène qui a été rattaché par M. Hitzig à la catégorie des mouvements associés.

B. Un mot encore sur les attitudes des membres dans l’hémiplégie ancienne. Il est très remarquable de voir que ces attitudes se rapportent dans la règle à un type fondamental. Dans les membres supérieurs, la flexion prédomine, tandis que dans les membres inférieurs, c’est l’extension. Fouquier avait déjà montré que le même phénomène se manifeste lorsque la contracture temporaire est déterminée chez les hémiplégiques par l’emploi de la strychnine. Je ferai remarquer qu’il en est de même dans l’épilepsie partielle.

1° Considérons d’abord le membre supérieur. C’est, avonsnous dit, le type de flexion qu’ony observe : ainsi, M. Bouchard a constaté cette attitude 26 fois sur 30 cas. L’épaule est tantôt abaissée, tantôt élevée ; mais le bras en tout cas est accollé à la paroi thoracique par le fait de la contrac-

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