HÉMIPLÉGIE INFANTILE
se présentent là avec tous les caractères qu’on leur connaît chez l'adulte, et c'est en pareille circonstance qu’on observe les plus beaux exemples d’atropbie des pédoncules, de la protubérance et de la pyramide bulbaire du coté correspondant à la lésion (1).
Cliniquement, les faits de ce genre sont quelquefois désignés sous le nom ù' hémiplégie spasmodique infantile (Heine). C’est qu’en effet la contracture permanente se montre là très prononcée. Les déformations se rapportent d’ailleurs, ainsi que je rannonçais précédemment, au type décrit à propos de l’hémiplégie de l’adulte. Ainsi, pour le membre supérieur, le type de flexion avec pronation est ici encore la règle, et, pour le membre inférieur, c’est l’extension en varus équin. Seulement, dans l'histoire de l'hémiplégie spasmodique infantile, une particularité très intéressante doitêtre relevée, à savoir l’existence presque constante d’un raccourcissement des membres paralysés. Les os sont plus courts, moins volumineux que du côté sain ; et cet arrêt de développement ne porte pas toujours uniquement sur les membres ; ainsi, quelquefois, du coté paralysé, le tronc est incomplètement développé ; la cage thoracique est étroite, le bassin est rétréci et oblique. C’est de la sorte que la paralysie atrophique ré.sultant d’une lésion de la substance grise spinale entraîne, lorsqu’elle se déclare dans l’enfance, un raccourcissement par arrêt de développement du membre où siègent les lésions musculaires, alors même que ces membres remplissent une partie de leurs fonctions, tandis que ce raccourcissement ne saurait naturellement exister lorsque la même lésion se développe dans l’âge adulte.
2“ Dans la description cependant assez détaillée que j’ai donnée de la contracture permanente des hémiplégiques, il
(l) Voy. l’observation publiée par M. Bourneville in Progrrs méJicul, n° 16. Avril 1879.