‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 178 sur 200 · SYMPTÔMES DU TABES SPASMODIQUE · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES DU TABES SPASMODIQUE

lisation proposée par M. Erb comme très vraisemblable, j’ai tenu à rester sur la réserve ; j’ai fait remarquer que toutes les observations de sclérose symétrique sans participation des cornes grises antérieures sont de date ancienne. « Ce sont, disais-je, de vieux souvenirs un peu effacés et qu’il faudrait raviver. Il faut attendre pour se prononcer à cet égard, le contrôle d’observations nouvelles. »

A l’heure qu’il est. Messieurs, ainsi que je le montrerai tout à l’heure, l’observation anatomo-pathologique n’a encore fourni aucune preuve, et, de ce côté, la solution du problème reste en suspens. Toujours est-il qu’en attendant, la description clinique mérite de subsister par elle-même.

Mais avant d’en arriver là, je voudrais, me conformant à ce que je vous annonçais dans la leçon dernière, vous dire quelques mots d’une maladie cérébro-spinale assez bien déterminée aujourd’hui, anatomiquemeijt et cliniquement, et qui, dans quelques-unes de ses formes frustes, peut se traduire presque exclusivement par la paraplégie spasmodique, de telle sorte que sous cette apparence l’affection dont il s’agit pourrait être et a été en effet confondue avec celle que j’ai appelée le tabes dorsal spasmodique. Je veux parler de la sclérose en plaques disséminées.

Je me bornerai à rappeler que les foyers scléreux disposés sans ordre dans les diverses parties du névraxe, dominent généralement dans la moelle, où elles occupent de préférence les faisceaux antéro-latéraux. Il y a lieu de signaler ici un point important dont je vous ai déjà dit un mot. C’est que ces plaques scléreuses, une fois développées, resteront isolées dans les faisceaux de la moelle, sans donner

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