‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 186 sur 200 · CARACTÈRES CLINIQUES DES POLYOMYÉLITES · texte numérisé non relu

CARACTÈRES CLINIQUES DES POLYOMYÉLITES

aiguë ou chronique, suivant que l’afFectiou évolue selon l’un ou l’autre de ces deux modes.

En raison même de cette localisation, et aussi en raison de la spécificité physiologique de la région intéressée, les afifections de ce groupe, ainsi qu’on pouvait le prévoir, se présentent dans la clinique avec un certain nombre de traits communs et propres à les distinguer de toutes les afifections spinales occupant dans le cordon médullaire un siège différent.

B. En quelques mots, voici les caractères fondamentaux du groupe :

1° Les muscles sont frappés d’impuissance motrice. La paralysie est plus ou moins complète ; mais — et ceci est le fait fondamental, — les muscles des parties affectées sont en outre le siège de lésions trophiques plus ou moins profondes, se révélant en particulier par des réactions électriques spéciales. C’est là un fait qui distingue du premier coup ces paralysies de celles qui résultent d’une lésion des faisceaux blancs et spécialement des faisceaux latéraux, cas dans lesquels la nutrition des muscles n’est nullement affectée.

2“ Les muscles de la vie animale seront seuls intéressés, ou tout au moins les muscles de la vessie et du rectum resteront indemnes. Le caractère que je vous signale actuellement. Messieurs, est assez singulier pour que vous en preniez acte avec soin ; quant à présent, il n’est pas facile d’en donner la raison physiologique.

3° Il n’existera dans ces affections aucune modification, sinon accidentelle et transitoire, de la sensibilité. Ce trait distingue les affections systématiques de celles qui occupent d’une façon diffuse la substance grise ; et ces dernières.

AMYOTROPHIES SPINALES.

en outre des troubles de la sensibilité, affectent une tendance marquée aux troubles trophiques cutanés, aux eschares, etc., tendance qui ne se montre jamais dans le cas de lésions systématiques.

4" Dans la plupart des cas, surtout quand il s’agit des formes aiguës ou subaiguës, les divers réflexes sont ou diminués ou complètement abolis. Vous avez prévu que l’épilepsie spinale non plus que la contracture n’appartiennent pas aux affections de ce groupe, seulement, en raison de la distribution souvent inégale des lésions musculaires trophiques, vous rencontrez en pareille circonstance des déviations ou déformations paralytiques.

A. Les polyomyélites antérieures systématiques forment en somme un groupe nosographique assez naturel. Le symptôme dominant, et pour ainsi dire unique, exclusif, c’est, vous le comprenez, la lésion musculaire trophique. Aussi ces altérations ont-elles été parfois désignées sous le nom à.' amy atrophies spinales ou de cause spinale. Mais il convient d’ajouter le (pidlificdXxî prolopathique., qui indique que la lésion de la région spinale d’où dérive cette lésion musculaire est le fait fondamental. Au contraire, on appellera amyoirophies spinales deutéropathiques les diverses aflections de la moelle épinière dans lesquelles la lésion des cornes antérieures n’est que secondaire, accidentelle, et où l’altération trophique des muscles se trouve par conséquent entremêlée cliniquement avec d’autres symptômes.

B. Le groupe des polyomyélites antérieures systématiques

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