‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 32 sur 200 · ARTÈRKS DE LA BASE DE L'ENCÉPHALE · texte numérisé non relu

ARTÈRKS DE LA BASE DE L'ENCÉPHALE

qu’on appelle les cérébrales postérieures (GP). Ainsi se trouve constitué un second système artériel, le système postérieur ou vertébral.

Le système carotidien et le système vertébral, unis par deux anastomoses très-variables dans leur volume et leur disposition (1), les communicantes postérieures, forment, à la base de l’encéphale, un cercle vasculaire connu de tous les anatomistes sous le nom d’bexagone, ou mieux de polygone de Willis.

Aux angles antérieurs du polygone de Willis, on voit les deux cérébrales antérieures ; des angles antéro-latéraux partent, en se dirigeant en dehors, les deux sylviennes; enfin, l’angle postérieur est formé par les cérébrales postérieures. C’est du cercle de Willis et des deux premiers centimètres de ces divers troncs artériels que naissent les artères nourricières des ganglions centraux : corps striés et couches opiiques.

Ces artères nourricières forment six groupes principaux:

Le premier — groupe médian-ayitérieur, 1, — a son origine dans la communicante antérieure et dans le commencement des cérébrales antérieures. Les artérioles qui le composent nourrissent la partie antérieure de la tête du noyau caudé.

Le second — groupe médian postérieur, 2, — vient de la moitié postérieure des communicantes postérieures et de l'origine des cérébrales postérieures. Il nourrit les faces in-

'■"es des couches optiques et les parois du troisième ventricule.

(l) M. Duret a attiré l'attention sur les variations fréquentes et sur les anomalies du cercle de Willis et des communicantes. Souvent celles-ci sont 51iformes et tout-à-fait insuffisantes à rétablir le cours du sang dans le cas 'oblitération. Certaines anomalies expliquent aussi les cas de ramollissejent d’un hémisphère entier par un caillot oblitérant la carotide niterne près de sa bifurcation.

ARTÈRES DE LA BASE DE L’ENCÉPHALE. ol

Le troisième et le quatrième — groupes antéro-laiéraux droit et gauche, 3, 3—, composés d’un nombre d’artérioles beaucoup plus considérable, qui naissent de la sylvienne, vascularisent les corps striés et la partie antérieure de la couche optique.

Le cinquième et le sixième — groupes postéro-latéraux, 4, 4 — , sont fournis par les cérébrales postérieures après qu’elles ont contourné les pédoncules cérébraux; ils nourrissent une grande partie des couches optiques.

Une ligne circulaire, tracée à deux centimètres du polygone de Willis, et l’entourant complètement, limiterait la région d’origine des artères ganglionnaires. On décrirait ainsi un cercle ganglionnaire, dans lequel serait compris le cercle de Willis. (Voy. Fig. S).

Les régions corticales (circonvolution des deux hémisphères cérébraux), sont irriguées par les grosses artères que nous avons vu former les angles et les cotés du polygone de Willis.

La cérébrale antérieure contourne le corps calleux et se répand sur une partie de la face inférieure du lobe antérieur ou frontal [gyrus rectus et circonvolutions supraorbitales), et sur une bonne portion de la face interne de l’hémisphère [Première et deuxième circonvolutions frontales ; lobule précentral ; lobule quadrilatère ou avant-coin.)

La cérébrale postérieure, née de la basilaire, entoure le pédoncule cérébral correspondant, et se divise en trois branches, qui vont à la face inférieure du cerveau et au lobe occipital [gyrus uncinnatus ; circoyivolution de Vhippocampe ; deuxième, troisième et quatrième circonvolutions temporales ; coin ; lobulus lingualis) .

artère sylvienne se distribue à la partie du lobe frontal qui n’est pas vascularisée par la cérébrale antérieure, et sur toute l’étendue du lobe pariétal. Il nous sera nécessaire, plus tard, d’exposer en détail la distribution de cha-

ARTÈRES DE LA BASE DE I.’ENCt'iPHAI.E.

cune des quatre branches de cette artère importante, et de décrire exactement leurs territoires vasculaires.

Telle est la distribution générale des artères qui se rendent sur les faces inferne, externe et inférieure du cerveau. Pour savoir comment s’effectue la distribution intérieure des territoires vasculaires, il faut recourir à des coupes. Ainsi, sur une coupe, pratiquée dans le domaine de l’artère sylvienne, la circulation des noyaux gris paraît conondue avec celle de l’écorce grise et des noyaux blancs sous-jacents : mais c'est là une illusion que nous dissiperons dans la prochaine leçon.

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