‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 43 sur 200 · ARTÈRES OPTIQUES · texte numérisé non relu

ARTÈRES OPTIQUES

trajet des vaisseaux, imitant ainsi tant par le siège que par la forme, les foyers d’hémorrhagie qui se produisent dans l’état pathologique.

Nous n’avons rien de spécial à dire sur la branche ou les branches de la cêréhy'ale antérieure, si ce n’est qu’elles n’existent pas constammentet qu'elles peuvent donner lieu à des hémorrhagies très-circonscrites, mais d’une gravité réelle, en ce sens que le foyer s’ouvre souvent dans les ventricules.

Quant à X artère cérébrale postérieure, elle mérite dans l’espèce, je le répète, qu’on s’y arrête plus minutieusement. Toutefois, je ne veux m’occuper ici que des artères qu’elle envoie à la couche optique.

Ces artères sont de deux ordres : 1“ V artère optique postérieure interne, née de la cérébrale postérieure, tout près de son origine au tronc basilaire, qui fournit à la face interne delà couche optique, et est capable, dans son trajet ultérieur, d’occasionner des hémorrhagies, peu étendues à la vérité, mais sérieuses comme étant fréquemment suivies d’inondation ventriculaire; artère optique pos-

térieure externe, qui vient de la cérébrale postérieure, quand elle a déjà contourné le pédoncule cérébral et dans lequel elle monte obliquement, avant d’entrer dans la portion postérieure de la couche optique. Les ruptures de ce vaisseau déterminent des hémorrhagies qui fusent souvent dans l’épaisseur du pédoncule cérébral. Elle mérite toute votre attention, car, comme nous le verrons plus tard, les lésions dans son territoire produisent un cortège de symptômes tout-à-fait spécial.

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