RAPPORTS ENTRE LA LÉSION ET L’HÉMIPLÉGIE
Yoici, d’ailleurs, l’exposé sommaire des principaux résultats obtenus dans leurs expériences par MM. Carville et Duret :
1“ L’ablation, chez le chien, de la substance grise dans les régions dites motrices de l’écorce cérébrale détermine une parésie temporaire dans les membres du coté opposé du corps; 2° L’extirpation du noyau caudé détermine une parésie analogue, mais plus accen- .
° ’ ■■■ Fi'j. 35. — Coupe transversale d un cerveau de
tuée. Il ne Cî/ij'mz'WOTiè^T’ese?! auawfrfit cAiaswîa des
optiques. — S, S, les deux noyaux caudés du corps être question, quant à"^T- lenticulaire. - P, P expansion
^ pedonculaire (capsule interne). — Ch, chiasma des
présent dunovau len-°®'^*^® optiques. — x, section de la capsule interne > J • (région antérieure ou lentioulo-striée), produisant l’hé-
ticulaire dont Pgt}jlg^—tniplégie du côté opposé du corps sans anesthésie. — R, stylet à ressort de Veyssière, opérant la section de
tion isolée, en raison
de sa position topographique, n’a pu être effectuée (1) ; 3“ Si la lésion porte, au contraire, sur la partie inférieure de la capsule interne, il se produit du côté opposé du corps, dans le membre antérieur et dans le postérieur, non plus une simple parésie, mais bien une paralysie motrice bien dessinée et qui rappelle l’hémiplégie qu’on observe chez l’homme en conséquence de la lésion de ces mêmes parties. [Fig. 3S). Tenu suspendu par la peau du dos, l’animal ainsi opéré peut encore reposer sur ses membres sains.
(l) Il est difficile d’utiliser à cet égard les expériences de M. Nothnagel faites à l’aide d’injections caustiques. Ces injections ont à peu près nécessairement pour effet de déterminer des phénomènes d’excitation qui compliquent assurément la situation.