‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 74 sur 200 · RAPPORTS ENTRE LA LÉSION ET L’HÉMIPLÉGIE · texte numérisé non relu

RAPPORTS ENTRE LA LÉSION ET L’HÉMIPLÉGIE

mais les membres affectés pendent flasques, inertes, et ne sont plus susceptibles que de mouvements purement réflexes.

En somme, vous le voyez, Messieurs, d’après ces intéressantes recherches qui méritent d’être reprises et multipliées, la contradiction depuis longtemps signalée entre les animaux et l’homme, relativement àl’influence des diver- ^ ses parties d’un hémisphère du cerveau sur le mouvement des mem- FUj. 30. — Coupe Iransuersale du cerveau du chien au , , . , , niveau des tubercules mamillaires. — O, O, couches optiques.

nreS du cote Op- — s, s, noyaux caudés. — L, L, noyaux lenticulaires. — , , P> P, capsule interne, région postérieure ou lenticulo-opti-

pOSé du corps ,que. — A, A, cornes d’Ammon, — x, section de la partie , . postérieure ou lenticulo-optique de la capsule, déterminant cette COntradiC -î’hemianestllésie. (Cette figure est empruntée, ainsi que la . précédente, au mémoire de MM. Carville et Duret, inséré tlOn,dlS-je, sembledans les Archives de physiologie normale et pattuilogiquef , . , 1875, p. 468 et 471.)

ne plus exister

lorsque, pour terme de comparaison on fait appel à des espèces relativement haut placées dans l’échelle animale. {Fig. Ô6).

C’est peut-être ici le lieu de rappeler que chez le chien encore — ainsi que cela résulte de ces mêmes expériences de MM. Carville et Duret et de celles de M. Veyssière, — les lésions de la partie postérieure de la capsule interne produisent, ainsi que cela s’observe chez l’homme, l’hémianesthésie croisée.

DES DÉGÉNÉRATIONS SECONDAIRES.

Les considérations qui viennent d’être exposées peuvent être utilisées, si je ne me trompe, pour faire comprendre pourquoi les hémiplégies résultant des lésions destructives, limitées à la substance des noyaux gris, en règle générale, sont passagères, tandis que celles qui résultent de lésions intéressant la substance de la capsule interne sont, au contraire, de longue durée, et souvent inême absolument incurables.

On conçoit aisément, dans l’hypothèse proposée, comment le noyau lenticulaire, le noyau caudé et les régions dites motrices de l’écorce grise des hémisphères, pourront se suppléer mutuellement dans leurs fonctions tant que les faisceaux conducteurs qui forment la capsule auront conservé leur intégrité et continueront à entretenir la relation entre l’un quelconque des centres gris en question, et les parties périphériques, tandis que cela ne saurait plus avoir lieu, dès que la continuité de ces faisceaux aura été décidément interrompue.

J’ajouterai que, suivant toute vraisemblance, la suppléance peut s’établir, non-seulement entre les divers noyaux gris, mais encore entre les diverses parties d’un même noyau gris. Il est démontré, tout au moins en ce qui concerne le noyau caudé du corps strié, que les lésions destructives partielles portant sur les régions les plus diverses de ce noyau, se traduisent uniformément par une hémiplégie plus ou moins accentuée et transitoire, mais totale, c’est-à-dire intéressant à la fois la face et les membres. Il n’y a, à cet égard, aucune différence à relever entre la tête, la queue et la partie moyenne du noyau caudé. Il semble, d’après cela, ainsi que l’a fait remarquer avec raison M. H. Jackson, que chaque parcelle du corps strié représente, en petit, le corps strié tout entier. L’expérimenta-

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