‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 77 sur 200 · LÉSIONS DES CORNES GRISES ANTÉRIEURES · texte numérisé non relu

LÉSIONS DES CORNES GRISES ANTÉRIEURES

qui sont, comme on le verra dans un instant, pour le point de vue que nous envisageons en ce moment, particulièrement intéressantes.

Les faits, rassemblés chemin faisant dans l’exposé qui précède, nous mettent à même de justifier la proposition qui inaugure le présent chapitre. Nous venons d’établir qu’au point de vue anatomique, il existe une analogie considérable entre les formes primitives et la forme consécutive de la sclérose fasciculée latérale. Cette assimilation peut être poursuivie sur le terrain de la clinique. On sait, en effet, que l’impuissance motrice, une contracture passagère d’abord , puis permanente des membres, avec trépidation spontanée ouprovoquée, etc., forment l’ensemble symptomatique qui révèle, pendant la vie, l’existence des scléroses spinales fasciculées, primitives, c’est-à-dire indépendantes de toute lésion cérébrale. Or, tous ces symptômes se reproduisent avec leurs caractères essentiels, dans les cas de sclérose consécutive à une lésion du cerveau, et constituent, en définitive, le tableau clinique de l’hémiplégie permanente, vulgaire. On peut donc dire aujourd’hui qu’entre la lésion « sclérose latérale » et le phénomène « contracture permanente, » il existe une relation dont à la vérité la raison physiologique nous échappe complètement, quant à présent, mais dont la réalité néanmoins est établie sur un grand nombre d’observations (1 j .

uüu-seulement les fibres cérébro-spinales et pyramidales, mais encore des fibres propres, qui commencent dans la moelle et s'y terminent, des fibres à proprement parler spinales.

(l) La contracture permanente des membres, comme le montre entre autres l’histoire de l'hystérie, peut se montrer sans accompagnement de sclérose spinale latérale ; mais, lorsque cette lésion existe, la contracture permanente est un de ses symptômes habituels.

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