LOCALISATIONS SPINALES
chacune des lésions à l’étude. J’aurai à vous faire reconnaître, par la suite, que cette symptomatologie ditfère en réalité profondément, suivant que la lésion porte sur les faisceaux pyramidaux, sur les faisceaux cunéiformes, sur les cornes antérieures de substance gi'ise, et aussi suivant le mode de la lésion qui occupe les faisceaux.
Pour le moment, je me borne à relever ce fait que j’estime fondamental en pathologie spinale : c’est que les maladies systématiques, que nous venons de citer, doivent être considérées comme autant d'affections élémentaires, dont la connaissance approfondie pourra être appliquée à l’élucidation des affections plus complexes, non systématiques, ou, en d’autres termes, anatomiquement distribuées dans le cordon nerveux d’une façon diffuse et inégale.
L’analyse dirigée conformément à ces principes n’a pas encore fourni tout ce qu’elle promet; toutefois, je ne crois pas errer en déclarant qu’elle a contribué, pour une part sérieuse, aux progrès récents accomplis dans la pathologie de la moelle épinière.
Je me vois obligé de remettre, à une époque où je traiterai régulièrement ces sujets, quelques considérations que je désirais vous soumettre, dès aujourd’hui, et qui concernent les localisations tjulbaires et les localisations dans les hémisphères du cerveau. Le temps presse et je vais conclure.
Si j’avais réussi à placer dans leur véritable jour les travaux relatifs à l’anatomie morbide des centres nerveux, vous n’auriez pas manqué de reconnaître la tendance principale qui s’accuse dans tous ces travaux. Tous semblent, en quelque sorte, dominés par ce qu’on pourrait appeler Vesprit de localisation lequel n’est en somme qu’une émanation de l’esprit d’analyse.
L’idée de localiser n’est certainement pas chose nouvelle en anatomie pathologique ; elle est aussi vieille que cette science elle-même, bien que Bichat l’ait, à la vérité, le pre-