LOCALISATIONS SPINALES
mier formulée avec netteté, en même temps qu’il en faisait ressortir toute la portée scientifique; mais peut-être n’avaitelle jamais été poursuivie avec autant de rigueur et de logique.
Qu’entend-on, en somme, par ce terme : localiser ? En anatomie pathologique, localiser c’est : déterminer dans les organes, dans les tissus, le siège, l’étendue, la configuration, les altérations matérielles et palpables; en physiologie pathologique, c’est, mettant à profit les données de l’observation clinique et s’éclairant des données expérimentales, établir le rapport entre les troubles fonctionnels constatés durant la vie et les lésions révélées par l’autopsie.
Ces deux points de vue se présenteront bien souvent dans le cours de nos études, et ils devront être, de notre part, l'objet d’une attention égale, car, je le répète. Messieurs, ce n’est pas seulement l’anatomie pathologique contemplative, étudiant la lésion en elle-même et pour ellemême que nous devons connaître, c’est encore l’anatomie pathologique mise au service de la nosologie et delà clinique, appliquée, en un mot, à la solution de tous les problèmes pathologiques qui sont de son ressort.
DEUXIÈME LEÇON
Du faisceau pyramidal. — Développement de ce faisceau.
Sommaire. — Afiections systématiques de la moelle épinière. — Elles répondent à une topographie anatomique normale, mise en relief par l’anatomie pathologique, la clinique et l'anatomie de développement.
Recherches de Parrot, de Schlossberger, de "Weisbach. — Chez l’enfant nouveau-né, le cerveau n’est pas complètement achevé. — Prédominance des actes réflexes. — Observations de Soltmann et Tarchanoff sur les cerveaux des animaux nouveau-nés doués de mouvements volontaires. — Chez l’homme, à la naissance, le cerveau est un organe à peu près indifférent.
Faisceaux pyramidaux croisés. — Faisceaux pyramidaux directs (cordons de Türck). — Leur trajet dans les diverses régions de la moelle épinière. — Leur trajet dans le bulbe. — Entrecroisement des pyramides. — Différents types de décussation. — Importance de la connaissance de ces types au point de vue de l’interprétation des faits pathologiques.
Messieurs,
J’ose espérer qu’un fait principal s’est dégagé de l’exposé que je vous ai présenté dans notre dernière réunion, c’est qu’il existe, dans le domaine de la pathologie spinale, un certain nombre de maladies offrant ce caractère remarquable que la lésion à laquelle elles se rattachent, se fixe et se cantonne, pour ainsi dire, dans de certaines régions bien circonscrites du cordon nerveux ; que ces maladies constituent, en quelque sorte, autant d’affections élémentaires, dont l’étude approfondie devra fournir de précieux docu-