‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 71 sur 113 · DÉGÉNÉBATION DANS LA PROTUBÉRANCE · texte numérisé non relu

DÉGÉNÉBATION DANS LA PROTUBÉRANCE

breuses observations que j'ai faites à ce sujet), ne devient le siège de dégénérations, circonstance fort remarquable sur laquelle nous reviendrons; — c) enfin, une région interne qui, parfois, mais exceptionnellement et dans des circonstances toutes spéciales que nous aurons également à envisager par la suite, est envahie par la dégénération du faisceau pyramidal, ou môme peut dégénérer pour son propre compte, sans participation du faisceau médian.

Lorsqu'on a pratiqué des coupes minces de la région pédonculaire, on peut s'assurer immédiatement que le faisceau médian dégénéré correspond exactement au faisceau pyramidal, que l'anatomie de développement permet de retrouver dans le pédoncule. A un faible grossissement, on voit que la lésion se présente sur une section normale, sous la forme d'un espace quadrilatère occupant la partie moyenne du pied, s'étendant depuis la substance grise de Sœmmering, qui forme sa limite supérieure et répond au côté le plus étroit du parallélogramme, jusqu'à la surface du pied, qui représente le côté le plus large.

Les fibres nerveuses étant pour une bonne partie détruites dans Taire de ce parallélogramme ou remplacées par du tissu conjonctif, il en résulte sur les coupes colorées au carmin une teinte rouge bien franche contrastant avec l'aspect relativement pâle des parties voisines, ce qui permet la détermination topographique exacte de la lésion.

2° Dans la p^^otubérance le faisceau pyramidal dissocié est plus difficile à reconnaître au milieu des fibres transversales propres à la région. Cependant on distingue encore assez facilement les faisceaux secondaires dégénérés, surtout par comparaison avec le côté sain, dans les régions inférieures ou bulbaires de la protubérance, là où ces faisceaux secondaires commencent à se rapprocher et à se grouper de nouveau pour constituer un peu plus bas le faisceau pyramidal.

218 DdaiNâRATION SPINALE.

3" Dans toate l'éteudue du bulbe la lésion se reconnaît avec une grande facilité; vous pouvez en Juger par l'exameD d'une coupe pratiquée perpendicolairement au grand axe du bulbe rachidien et passant par la région moyenne des olives.

La lésion bulbaire est exactement circonscrite dans le faisceau pyramidal du cdté de la lésion encéphaliqae primordiale.

Fia. S8, — Coupe trumnile de la moclls dini li légion ««rvlcals.— A, Hfktinùe du faJicHu pyrunidal dani ua caa da lésion dfli centf sa moUun hèultpfaènqijet — B, dégénântlon <In TalBceau direcl. — C. egpice de subaUnc* bUncbe «rret pondiDt ta fllKsiu cirébsUeni. — D, région mtsrniidiiire entra la cerpt pm lérieors et la TaiBceiu pyramidal; celte région ait lonjonn reupadéa dui 1

4" Si maintenant nous considérons une série de coupes transversales de la moelle, pratiquées dans les diverses r^ ^OQS du cordon nerveux, nous reconnaissons aussitdt le cordon antéro-latéral du côté correspondant à la lésion cérébrale ; et du coté opposé à la lésion, le faisceau pyramidal croisé. [Fig. 68.) Vous voyez, Messieurs, comment ce dernier taisceau peut seul être poursuivi jusqu'à l'eitremité inférieure de la moelle lombaire, et comment dans

LOCALISATION DU FOTBR CéRÉBRAL. 219

les diverses régions spinales, ses rapports se modifient conformément aux enseignements qui nous ont été fournis par l'anatomie de développement. (Fig, SS.)

La démonstration que j'ai voulu vous présenter est donc complète ; et la lésion dégénérative descendante, dans le cas qui nous occupe, est, ainsi que je l'avais annoncé, littéralement cantonnée dans le système des faisceaux pyramidaux.

Après avoir déterminé la topographie des lésions dites dégénérations secondaires, il nous faut actuellement nous arrêter sur un des points les plus importants de leur histoire.

Quel est le caractère commun à toutes les lésions desr tructives en foyer, qui, s'étant développées dans la profondeur de l'hémisphère, donnent lieu après un certain temps aux dégénérations descendantes ? Quel est au contraire le caractère des lésions du même genre qui ne produisent pas de dégénérations ? Je le répète, il s'agit là surtout d'une question de siège ou, autrement dit, de localisaiioriy et c'est là justement ce qu'il importe de démontrer.

L'hémisphère cérébral, — je vous le faisais remarquer dans la dernière séance — peut être considéré d'une façon très générale comme composé de deux parties jusqu'à un certain point anatomiquement, fonctionnellement et pathologiquement distinctes ; ce sont, d'un côté, les masses ganglionnaires centrales, et d'un autre côté ce qu'on appelle quelquefois le manteau, à savoir la substance blanche semiovalaire et l'écorce de substance grise qui les recouvre.

V Arrêtons-^uous en premier lieu aux masses grises cen-

220 LOCALISATION CAPSULAIRE.

traies. Une analyse très sommaire de la région y lait reconnaître (sur une coupe transversale par exemple) le tractus blanc à direction antéro-postérieure qu'on appelle la capsule interne ; en dehors de ce tractas, le noyau lenticulaire ; en dedans la couche optique et le noyau caudé.

Il n'est pas rare, tant s'en faut, Messieurs, de voir des lésions en foyer destructives étroitement localisées dans l'un ou dans l'autre de ces noyaux. Cela est très vulgaire, particulièrement pour ce qui concerne le noyau lenticulaire et surtout la partie externe de ce noyau. C'est là que siègent le plus communément, vous le savez, les foyers ocreux, derniers vestiges des hémorrhagies intra-encéphaliques. Les foyers plus ou moins volumineux limités à la couche optique, ceux qui se circonscrivent dans la tête du noyau lenticulaire ne sont pas non plus fort rares. Or, Messieurs, et c'est là un point mis en lumière déjà par Ludwig Turck, l'initiateur dans l'étude méthodique des dégénérations secondaires, ces dégénérations ne se produisent jamais lorsque la lésion, restant limitée dans le noyau de substance grise, quel qu'il soit, ne s'étend pas à la capsule interne de manière à en altérer profondément les fibres.

La lésion de la capsule interne est donc, en ce qui concerne les foyers des masses centrales, la condition sine qua non de la production des dégénérations secondaires.

2® Mais, Messieurs, toutes les lésions destructives de Ja capsule ne donnent pas lieu à ces dégénérations. Quelquesunes il est vrai, pourvu qu'elles aient une certaine étendue qu'on peut évaluer au minimum à un demi-centimètre de diamètre, les déterminent à coup sûr ; mais d'autres bien plus étendues ne les produisent jamais. .Quelle est la raison de ces différences ? Tout, vous allez le reconnaître, dépend uniquement du siège que la lésion occupe dans le tractus blanc.

Le problème consiste donc à délimiter les régions capsu-

LOCALISATION CAPSULAIR». 221

laires où la lésion destructive est suivie de dégénération, par opposition à celles où cette même lésion ne produit pas les mômes résultats.

Il y a quatre ans j'ai formulé à ce sujet la proposition suivante : « Les dégénérations secondaires se produisent quand la lésion porte sur les 2/3 antérieurs de la capsule interne ; elles ne se produisent pas quand la lésion porte sur le tiers postérieur de la capsule (1). >5 Cette proposition a été critiquée par M.Flechsig qui s'est livré sur ce sujet à des études approfondies. La revision des faits à laquelle j'ai dû me livrer à l'occasion de ces critiques m'a conduit à reconnaître qu'elles sont fondées sur plusieurs points. J'ai du, en conséquence, corriger ma formule et je dirai dans un instant en quoi consiste la modification que je propose.

Vous vous souvenez que l'étude topographique que nous avons faite nous a conduits à reconnaître dans la capsule interne l'existence de deux segments, l'un antérieur, l'autre postérieur, ces deux segments s'unissant l'un à l'autre au niveau de la région que M. Flechsig propose d'appeler le (/enoM de là capsule. Or, Messieurs, j'ai reconnu que les lésions limitées au segment antérieur déterminent une dégénération secondaire, mais que cette dégénération n'affecte pas le faisceau pyramidal proprement dit ; elle se traduit à l'œil nu par la présence d'une bandelette grise qui occupe le segment interne du pied du pécondule et n'intéresse pas le segment moyen. Il existe donc, suivant toute vraisemblance, en dedans du faisceau des fibres pyramidales qui s'entrecroisent au niveau de la décussation bulbaire, un faisceau de fibres centrifuges provenant du segment antérieur de la capsule interne. Il est aussi très probable que ces fibres s'arrêtent en bas dans un point quelconque de la protubérance, car lorsque ce faisceau est dégénéré, on ne peut le suivre dans la pyramide correspondante ; à plus

(l) Voy. Première Partie, huitième leçon, p. 100.

222 LOCALISATION GAPSULAIRE.

forte raison ne descend-il pas dans la moelle épinière. Si j'ai méconnu Texistence isolée de ce faisceau, c'est que les lésions capsulaires que j'avais examinées n'intéressaient pas seulement le segment antérieur, mais aussi le segment médian, le genou de la capsule ; et dans ce cas, la lésion complexe de la capsule s'étendait' par en bas dans le bulbe et la moelle épinière (1).

La région de la capsule qui nous intéresse quant à présent, et dont nous voulons déterminer autant que possible les limites, doit être cherchée dans le segment postérieur ou lenticulo-optique de la capsule. Si vous divisez d'avant en arrière ce segment antérieur en trois parties à peu près égales, — on ne saurait en pareille matière prétendre à la précision mathématique — la région de la capsule qui répond aux deux tiers antérieurs est justement celle dans laquelle, d'après les observations de M. Flechsig et mes observations récentes, une lésion destructive môme peu étendue ne saurait exister sans qu'il s'en suive une dégénération descendante du faisceau pyramidal correspondant. On pourrait l'appeler région pyramidale de la capsule, puisque les fibres nerveuses qui la traversent semblent être une émanation directe des faisceaux pyramidaux.

Pour ce qui est du dernier tiers du segment postérieur de la capsule, j'indiquerai en passant (car c'est un point sur lequel j'aurai à revenir), que cette région paraît contenir seulement des fibres centripètes, et qui, en tout cas, ne semblent pas susceptibles de subir la dégénération descendante. Toujours est-il que les lésions en foyer qui se produisent en ce point se traduisent cliniquement par un ensemble symptomatique bien connu aujourd'hui sous le nom d'hémianesthésie cérébrale (2). Cet ensemble sympto-

(1) Voy. in Progrès médicah septembre 1879. Faits pour servir à î'kis' toire des dég€fiérations ptdoncnlairei.

(2) Voy. p. 107.

TOPOaRAPHIB DE LÀ CAPSULE INTERNE, «23

matique est, je vous le rappelle, caractérisé ainsi qu'il suit : P perte ou simple obnubilatioa de la sensibilité générale dans toute l'étendue de la moitié opposée du corps ; 2« de ce môme côté les sens spéciaux, y compris la vision et l'odorat, sont simultanément aflfectés. D'après ces données anatomo-cliniques fondées aujourd'hui sur un assez grand nombre de bonnes observations, la région en question pourrait être considérée comme une sorte de carrefour où se trouvent à un moment donné réunis, dans un espace étroit, les conducteurs de la sensibilité générale et spéciale provenant de la moitié opposée du corps.

Ce fait mérite d'être rapproché de cet autre fait que dans le pied du pédoncule,— du moins d'après mes observations d'ailleurs assez nombreuses, — jamais le segment externe n'est frappé de dégénération secondaire. Or les fibres de ce segment externe sont celles que M. Meynert, dirigé par des considérations d'anatomie pure, considère comme des fibres centripètes prolongeant les fibres sensitives spinales et les reliant aux régions postérieures de l'hémisphère. Les fibres de ce segment externe du pied remonteraient donc directement dans le tiers postérieur du segment postérieur de la capsule. Ce n'est là qu'une hypothèse, sans doute, mais c'est une hypothèse assez vraisemblable et qui méritera dans les recherches ultérieures d'être prise en considération.

D'après cela les trois régions de la capsule sont représentées dans le pied du pédoncule par les trois faisceaux dont il a déjà été question : 1® en dedans, un faisceau correspondant à tout le segment antérieur delà capsule. Celuilà dégénère rarement ; 2° un faisceau médian qui répond aux deux tiers antérieurs du segment postérieur de la capsule ; c'est le faisceau pyramidal, dont la dégénération est si commune ; 3® un faisceau externe, qui ne dégénère jamais, composé de fibres centripètes destinées à former le tiers postérieur du segment postérieur de la capsule.

2S4 TOPOGRAPHIE CAPSULATRB.

Je ne voudrais pas, Messieurs, vous donner cela comme un résultat définitif, mais comme un aperçu nouveau destiné à servir de guide dans les recherches à venir.

Quoi qu*il en soit, un fait, si je ne me trompe, se dégage nettement de la discussion qui précède ; c'est que, en tant qu'il s'agit des masses grises centrales, les lésions destructives portant primitivement ou secondairement sur les deux tiers antérieurs du segment postérieur de la capsule, sont les seules qui déterminent la dégénération descendante des faisceaux pyramidaux. Or cette région de la capsule est précisément celle dont il s'agissait d'établir la circonscription, et ainsi se trouve terminée la première partie de notre démonstration.

CINQUIÈME LEÇON

Dégénérations secondaires (suite). — Délimitation du faisceau pyramidal dans le manteau de Thémisphère.

S0MM1.IRB. — Dans Tétude des dégénérations secondaires de cause cérébrale, le siège du foyer cérébral est le point capital. — Importance de la connaissance des plis du cerveau. -* Circonvolutions motrices. -— Vicq d'Azyr (1786), Rolande (1829), Leuret (1839).

Etude histologique des circonvolutions. — Cellules géantes de Betz et Miefzejewsky. — Description antérieure de Luys.

Analyse Mstologique et anatomie comparée des circonvolutions. — Hitzig, Ferrier, Betz, Bevan Lev^ees.

Vue schématique du faisceau pyramidal dans Thémisphère cérébral. — Région rolandique du manteau. — Lésions en foyer de cette région ; elles donnent lieu à des dégénérations secondaires, tant à la suite de l'altération des fibres du centre ovale qu'à l'occasion des destructions corticales.

Messieurs,

Il nous faut actuellement considérer l'écorce du cerveau ou autrement dit, le manteau de Thémisphère, car là aussi les lésions en foyer donnent lieu à des dégénérations secondaires.

Il y a longtemps qu'on sait — L. Tiirck le savait déjà —que les lésions en foyer, dites périphériqties, par opposition aux lésions qu'on appelle centrales parce qu'elles occupent là région opto-striée, déterminent, elles aussi, dans de certaines circonstances, des dégénérations secondaires assimilables à Chargot. 15

226 CIRCONVOLUTIONS MOTBICES.

celles qui se produisent en conséquence des lésions de la capsule interne. Mais quelles sont ces circonstances dans lesquelles les dégénérations résultent de lésions occupant l'écorce cérébrale ?

C'est dans ces derniers temps seuîemeat, Messieurs, qu'on a fait remarquer qu'ici encore la condition fondamentale est relative au siège du foyer. L'étendue du foyer primitif, la nature mâme de Taltération fui le constitue, pourvu toutefois que ce soit une altération destructive, ne^ontdans l'espèce que des conditions vraiment accessoires. Il s'agit donc pour nous en ce moment, vous le voyez, de déterminer topographiquement dans le manteau, la région que tes lésions en foyer doiv-ent iatëresser pour «[s'il s'en sorve une dégénératîon descendante des ialsœaux pyramidaux.

Pour atteindre sûrement le but que nous nous proposons, une petite digression me paraît indispensable. D'ailleurs, Messieurs, en suivant la voie détournée où je vais vous conduire, nous relèverons, chemin faisant, plusieurs faits de topographie cérébrale qu'on a maintes fois l'occasion d'utiliser dans le genre d'études que nous avons entreprises (1).

Si Ton oonsidère la surface des hémisphères cérébraux de l'homme ^ qu'on y cherche des points de repère pour s'orienter dans ce dédale qu'on appelle depuis longtemps les plvs du œrveavL, on «st nécessairement frappé par la disposition remarquable que présentent les deux grandes ^nroonvelations moyennes, pour la première fois figurées

(l) Voy. première partie, p. 1G.

STRUGT0AB lïSS GmOOM'VOLmiONS. 227

et décrites par Yicq CJLzyr , dans son grand traité â*a&atomie 6tde phj^sicdogie (V385, pL ill.). ta Mies sont, dît Yioq â'ÂzjT, aUiqiuememi HiHgées ée ÂiMt en èas; Mes s»Yd pbis <aionffées^ moins cofdota^néss qm éans ies autres régêons da œrveahu » Ces dexu: cirGonvolatîons ont été décrites ^aves; :piiis de détails ^as* Rcâando, en 1^829, dans Touvrage intitulé a De la strtMcfure des liéaùsphères âH œrpeaH. * il ies dés^e soub le aom de pro&essus eMtéroMes reH^toiua^ En réalité, Messieurs, oes deaK ciiv oQurdotiDiis ODmtitaent un des caractétres jncxrphologiques foadameatauK de ila sur&ioe du 'cerwau de ràomiae, ftt on lesTetrouve «âiez la fd«pa<rt des singes. Yoas savez ^^oa les désifae aujiKirâ'bai, rantérieiure socus le nam de circon^olatkm frontale asoendaiïte, la postérieure soos le nom de cim)nvolution pariétale asoenâaate. EUes so^ sépanies rime de l'autre par *na sUloca fue depais Leuri^ (l'BBQ), on appeUe le sillon de Aolando. Sur la faoe e&tene de niémisplièreHîUes s'étendent depuds la scissure de Sylyius juBquIà It fente î»terhémispbésii|ue ; et Von sait d'nulve port qa^eltes se pn^longest en quelque sorte sur la faoe iiïterne de rhémispiiène pour y constitver un p^tit Inbule, dit lobule pst^acentral^M oeakx^remi mi^eau duquel les deux circonvî>lotioas prolongée se confondent. Or, Messieurs, la région de réoorce grise de IMmispbèi^ sur iaqadlle j'appelle vfikre att^ition se distingue de toutes les autres, non senlen^nt par sa configuration très particulière, mais aussi par qudques détails de ï*ruotaw5 qui méritent -d -être relevés.

L'étude histologique, vous ne Pignorez pas, a fait reconnaître dans réoeroe de Th^isplière resistence de cellules g&n^onnaîres ou ^lerveuses qui, en ratson de la forme sous laquelle elles se présentent, sont appelées gériéralemeirt cBlMes pyramidales de r^ooroe grise. Ces cellules offrent des dimensionB très variables ; il em est de très petites, relativement bien entendu. Celles-là sont les plus nombreuses (cellules pyramidales delà petite espèce). Il

228 CELLULES PTRÂMIDALBS.

en est de plus volumineuses, qui occupent la partie moyenne de la substance grise. Enân, il existe des cellules pyramidales dites géantes^ décrites avec soin par Betz et Meirzejewsky, et dont le diamètre atteint quelquefois ""» 040 à G rom 050, c'est-à-dire égale le diamètre des grandes cellules ganglionnaires dites motrices, des cornes grises antérieures de la moelle épinière (1). .

Mais ce n'est pas seulement sous le rapport des dimensions qu'il y a lieu d'établir un rapprochement entre les cellules des cornes antérieures de la moelle et les grosses cellules pyramidales. Il existe, en effet, entre ces deux sortes d'éléments de très manifestes analogies de stucture. Ainsi, outre les prolongements protoplasmiques qui se ramifient et se subdivisent, on trouve encore dans les grosses cellules pyramidales et particulièrement dans les cellules gigantesques, une disposition bien caractéristique qui consiste en un prolongement spécial, indivis, identique au prolongement cylindrique décrit par Deiters sur les cellules ganglionnaires spinales. C'est, dans un cas comme dans l'autre, un filament grêle à son origine et qui va ensuite s'épaississant légèrement à mesure qu'il s'éloigne du protoplasma cellulaire. Par des dissociations heureuses il est possible, à une certaine distance de la cellule, de voir ce prolongement se recouvrir d'un cylindre de myéline. Toutes ces explications montrent bien qu'il est impossible de méconnaître les analogies qui, malgré les différences de forme et de siège, rapprochent d'une part les grandes cellules pyramidales de l'écorce cérébrale et d'autre part les cellules motrices des cornes antérieures. Ces analogies avaient d'ailleurs été pressenties déjà par M. Luys, et j'aurai bientôt l'occasion de les mettre de nouveau en relief.

Or, Messieurs, les plus grosses de ces cellules pyramidales, et surtout les cellules géantes, ne se voient pas indif-

(t) Voy. p. 21.

CELLCLBS PTRAUIDALBS. 329

féremment dans toutes les régions de l'écorce ; elles affectent au contraire de se cantonner dans une circonscription bien déterminée de la surface du cerveau, et cette circonscription est précisément celle dont tout à l'heure nous indiquions la configuration et les limites. C'est, en effet, dans l'épaisseur de la substance grise des circonvolutions frontale

et pariétale ascendantes, dans leur moitié supérieure principalement, ainsi que dans le lobule paracentral, que se rencontrent les cellules pyramidales de la grande espèce, et exclusivement les cellules géantes : elles sont là disposées en groupes, en Ilots, en nids comme dit M. Betz. Aussi la r^on des circonvolutions médianes pourrait-elle être appelée le département des cellules pyramidales gigantesques.

Q est très remarquable que cette particolarité de struc-

830 SSCUOn CatUGDLL.

faure* n'appartient pas seudeoBeBt àtrbonnœi On lli tetratKM ehes le sîHgev ecBMne'Fa) BMUbré enear^M. Betz. Là anat eestdlSDia les Gâ*CDikyolaliiQtt& médiaiiaar et daoïs le MMk paraœntjral ciue: Fan ebaerye les* pins gaandas cdlaha

pyraïuid^^a. Le nême auteur a égsàim^aà ûûk voir qm an cellulea se reacootrent che? le chîenr dan» ks régîeas* déÉbgnées depuis les travaux de Hitzig et Ferrier sous le nom de centres moteurs, c'est-à-dire dans la substance grise des circonvolutions qui avoisinent le sulcimm^cialis.

Les observations de M. Betz ont été tout, récemment confirmées, non seulement en ce qaiooBeenie l'homme et le singe, mais aussi le chat et le mouton» far M. Bevan Lewees [Brain, 18T8).

Ceci me conduit à relever. Messieurs, que lor circonvo- Ijitions centrales, médianes, rolcmdique&t si vovs voulez les appeler ainsi , sont ceHes dans lesquelles TeExpërimentation pour ce qui a trait au singe, Fobscrvatioii anatooio-clinique pour ce qui a trait à Thomme, a permis de kKStliser les régions dites psyduKmotmes ou plus sinq^ImflBt motrices ; et je saisis Toccasion de voos ûôre remarquer en passant, que cette dénomination de entres moteoca n^împlique dans mon esprit aucune idée* fl^yaiolo^qpie liiscdument arrêtée, et que par là j'entends seullenwit dÉrieser, par opposition aux autres, celles des régions êarrécorce du cerveau dont la lésion occasionne des troubles moteurs dans certaines parties dëteE9[ii»ées dm côtéappeeé da Mppflu

M se termine note» âigres£i«n (1), Peatrétrea^vez-vois pensée MasfiieQirs^ que. )esi' ecoeidérations qpk viennent ie iMwaôtre pcésentéea sont étpangèse^^ à notre? cJ^^^^ 9^ «ft« c» somnbejt yinstoiife pathegéaiiiiufi.dts dégjâniîxatiois aecondaires de csuse oévâucaleL H n'en estrian cepe n dant la efitot, dette partia da Féeiorce griae doni^ai vxmla fûce miaoxrtir tas iH?mcipatts earactères nioFphûLoeJuiiiesv lûstor

(l) Voir pour plus de détails les Leçons sur la localisations

rMJSC^àJJ CUAMIUO. INtXATBIISKSHALIQUS. 131

laïques ei pbysiob^^Dea, appartfent à la rëgion dont naoa unis sommes, proposé de détenoiner lestinûtes.

FaÉtes partir d« la couche profonda de (o1lte^ cette' tooe grise, des âfaves nerveuses sa dingetot Tera la partiAudela capstleialeime qtieDous appeltions prëcédeaDaBuenL pfrttmitSale, etTOosobtiendcez ainsi lise xae ai^iaaàiipm qai ■e s'éloi^se pas beaucoup de U réalité eoncrète. Gtfunâil-

ftff. (C. — A, mop* berirvanle dv nayn crnU ; B, éa isjiu lïntMihin; C. de h cODcIw opElqac ; Q, lotuils puuenuii \. E, drcantolutioD frcmude ■■undaoM ; F,

rtata asHadHM ; O, lillin de IkLudn; M, HtgaMDt ntjpiiwd* la cipmk; . région pyriniidals da U cupiuLs interna dam la KgmeDt putélieui; L, pec- On leoiilirs da la cap— la- earTaipa Bd ant- «a H»» pgMâiiaarth-HgnMBt ponârMvr.

quement notre région peut être représentée ainsi qu'il suit : c'est une pyramide à quatre faces. Le sommet tronqtté regarde en bas (c'est la région pyramidale de la capsule interne). La hase de la pyramide est convexe, elle regarde en haut et en dehors. Elle n'est autre que l'écorce grise des circonvolutions médianes ou ascendantes. La face aatihieare est rcpeéseotée par une coope froslale pasaont i^Oicdtèparrextcémité postérieure diL ^ed dea trois or- GQDCTOiuticna frontales, et de l'astre par l'estjânjté- antétinredela eoacbet^tique- (c'esièpeu prèsïaeoape]n«-

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