S2 LÉSIONS DESTRUCTIVES DES CENTRES MOTEURS
rolandique ou pédiculo-frontale de Pitres). La coupe frontale post-rolandique ou pédiculo-frontale, passant d'un côté par le pied des circonvolutions pariétales et d'un autre côté par la ligne active qui sépare les deux tiers antérieurs du segment postérieur de la capsule de son tiers postérieur, représente la face postérieure de la pyramide en question. Il est facile de comprendre, sans qu'il soit nécessaire d'y insister davantage, comment les deux autres faces, Tinterne et Texterne, pourraient être obtenues.
Voilà une représentation géométrique sans doute assez grossière ; c'est bien cependant à peu près dans ces limites que se trouve renfermée la région qu'on pourrait appeler rolandique, du manteau, et qui représente dans le grand cerveau , comme un petit cerveau à part doué de propriétés physiologiques spéciales ; c'est également dans l'écorce de ce segment cérébral qu'il faut chercher le point de départ des dégénérations secondaires. En effet, en tant qu'il s'agit de lésions en foyer dites périphériques, c'est-àdire siégeant en dehors des masses opto-striées, ces lésions ne déterminent la production des dégénérations secondaires du faisceau pyramidal que lorsqu'elles intéressent la région centrale ou rolandique du manteau de l'hémisphère. En dehors de cette région, les lésions destructives en foyer, quelle que soit leur étendue, ne produisent pas la dégénération descendante du faisceau pyramidal.
Telle est, en résumé. Messieurs, la formule qui, relativement à la question qui nous occupe, exprime en quelque sorte l'état de nos connaissances actuelles. Je n'entrerai pas dans le détail des faits sur lesquels elle repose, renvoyant aux