TABES DORSAL SPASMODIQUE
graphique ont dû, après Tâutopsie, en être détachés et ramenés à une affection depuis longtemps connue comme pouvant donner lieu aux symptômes de la paraplégie spasmodique. Je veux parler de la sclérose en plaques ; mais c'est là un point qui mérite d*ôtre étudié avec certains détails et que le temj^s ne nous permet pas d'aborder au jourd*hui.
Cbarcot U
SEIZIÈME LEÇON
Myélites transverses et tabès dorsal spasmodique.
Sommaire. — Myélites transverses et hémisections de la moelle épinière.
— Paralysie des deux membres inférieurs dans le cas de lésion spinale unilatérale. — Hypothèse anatomique qui donne la clef de ce phénomèDe.
— Opinions de Kôliiker, Gerlach, Erause, Schiff, Vulpian, Schieflerdecker.
Contracture permanente et démarche spasmodique dans la myélite transverse. — Description d'OUivier (d'Angers). — Cette descriptioQ s'applique à la paraplégie télanoîde de Séguin (démarche spasmodiqae d'Erb).
Formes lentes de la myélite trans verse.
Tabès dorsal spasmodique. — Théorie de Erb. -— > Localisation spinale.
— L'anatomie pathologique n'a encore fourni aucune preuve. — Diagnostic avec la sclérose en plaques.
Ttibes dorsal chez l'adulte et chez Tenfant. — Paralysie spasmodique infantile. — Etiologîe, pathogénie, autonomie nosographique du tabès dorsal. — Opinions et observations contradictoires.
Messieurs,
Je me propose de poursuivre et de terminer aujourd'hui la revue des affections spinales organiques dans lesquelles la contracture permanente des membres paralysés est un symptôme habituel, appartenant au tableau classique de la maladie. Mon but est, vous ne l'ignorez pas, de vous faire reconnaître que l'existence régulière, constante ou à peu près d'une lésion soit primitive, soit consécutive des faisceaux pyramidaux est un trait commun à toutes les mala-
MTÉLITES T&ÂJCSVERSES PARTIELLES. 355
dies dont il s'agit. Dans le cours de cet exposé qui, au premier abord, semble viser principalement une question de pure théorie, nous avons rencontré déjà et nous rencontrerons encore des données d'une certaine portée pratique, et dont vous trouverez maintes fois Tapplication dans la clinique des maladies cérébro-spinales.
1® Notre attention s'est portée tout particulièrement sur la myélite transverse, et nous avons considéré les cas dans lesquels la lésion occupe sur un point toute l'épaisseur du cordon spinal. Je dois vous dire quelques mots relativement à ceux dans lesquels la lésion transverse s'est localisée sur une partie seulement de l'épaisseur de la moelle épinière, de manière à reproduire en quelque sorte la lésion désignée en pathologie expérimentale sous le nom de section hémilatérale. Ce genre de localisation spinale en foyer se rencontre, ainsi que je l'ai fait remarquer, assez souvent dans la pratique. Il n'est point rare que les altérations de la myélite par compression,traumatique,spontanée, ou syphilitique, soient des lésions en foyer hémilatérales. Dans cette catégorie de faits, je vous rappellerai deux exemples choisis entre beaucoup d'autres pour les besoins de la démonstration : 1° le cas d'une lésion traumatique consistant par eiemple en un coup de couteau ayant détruit en travers une moitié de la moelle épinière ; 2® le cas très commun de la myélite spontanée syphilitique. Ici la lésion porte à la fois sur une des colonnes de substance grise, sur les faisceaux postérieurs et sur les faisceaux antérolatéraux ; mais le point essentiel que je tiens à relever, c'est la lésion consécutive du cordon latéral, Lésion^ descendante,