DES FIBRES CENTRIPÈTES SENSITIVES
il s'y associe un certaia degré de paralysie motrice ; celle-ci, au contraire, se montre seule, sans accompagnement d'anestliésie, tontes les jois que la lésion a respecté le tiers postérieur de la capsule et porte seulement sur un point quelconque de ses deux tiers antérieurs. {Fiç.
S7 et Fig. 28.)
Tels sont, en somme, les résultats fondamentaux de ces ezpé- SâlTiM" riences. ,p. «™«i.i^
Tout concourt, vous le voyez d'après ce qui précède à, faire reconnaître, dans la partie postérieure de la capsule interne, l'existence de faisceaux de ûbres nerveuses centripètes, ayant pour rôle de conduire vers le centre les impressions sensitives venues du côté opposé du corps.
Emanés du pied du pédoncule central, ces faisceaux^ an sortir de la capsule, vont conconrir directement, sans être entrés en communication avec les noyaux gris des masses centrales à la formation de la couronne rayonnante. Près de leur origine, c'est-à-dire à la partie inférieure de la capsule, ces faiscedux, resserrés pour ainsi dire dans un espace étroit, pourront être affectés d'un seul coup en grand nombre, par une lésion même très-minime et il s'en suivra^ une anesthésie très-accentuée. On comprend qu'au contraire plus haut, au niveau du pied delà couronne rayonnante, une lésion de môme étendue, en raison de la divergence des
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fibres, devra produire des effets beaucoup moins prononcés. G*est ce gui a lieu, en réalité. Il existe toutefois plusieurs exemples d'hémianesthésie bien accusée, en rapport avec des lésions peu profondes du pied de la couronne rayonnante.
n importerait maintenant de décider si les lésions étendues des lobes occipitaux et en particulier de leur écorce grise déterminent, elles aussi, Thémianesthésie croisée. Malheureusement les observations qu*on pourrait invoquer à cet égard ne sont pas suffisamment explicites et la question, jusqu'à plus ample informé, doit rester en suspens (1). Quoi qu*il en soit, il y a lieu de reconnaître, dès à présent, que les faisceaux qui composent la partie postérieure de la capsule interne et leurs émanations directes^ ne sauraient être considérés comme un centre des impressions sensitives et sensorielles . Ces faisceaux ne peuvent représenter qu'un lieu de passage, un carrefour où les fibres centripètes dont il s'agit se trouvent toutes représentées avant de diverger vers les parties superficielles du cerveau.
(1^ Dans les observations de ramollissement superficiel du lobe occipital que j^ai recueillies, il s'agit aussi souvent d'hyperesthésies, de sensations pénibles de tout genre dans les membres du côté opposé, dliallucinations de la vue, etc., que dliémianesthésie ou d'amblyopie.
Chargot. 8