‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine deChapitre 60 sur 75 · ONZIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

ONZIÈME LEÇON

Origine des parties cérébrales des nerfs optlq[aes.

SoiiicAiRB. — Rapports entre Tamblyopie croisée et rhémianestliésie sensitive résultant d*ane lésion de la capsule interne.

Origine cérébrale des nerfs optiques.

Couronne rayonnante de Reil. — Faisceaux rayonnants cortico-optiques : Fibres antérieures (racine antérieure de la couche optique) ; «— Fibres moyennes (expansions latérales) ; — Fibres postérieures (expansions cérébrfldes des nerfs optiques). — Rapports anatomiques entre les expansions cérébrales des nerfs optiques et les fibres centripètes de la couronne rayonnante (hémianestbésie sensitive).

Bandelettes optiques. — Origine de la racine externe (couche optique, corps genouillés externes, tubercules quadrijumeaux antérieurs).--Origines de la racine interne (corps genouillés internes, tubercules quadrijumeaux postérieurs).

Connexion entre les amas de substance grise et l'écorce grise de l'encéphale : faisceaux rayonnants cortico-optiques.

Effets des lésions des tubercules quadrijumeaux antérieurs.

Faits d'hémiopie latérale supposés d'origine intra-cérébrale.

Messieurs,

J'espère être parvenu à mettre en relief l'existence de YamUyopie croisée^ comme «ymptôme de lésions occupant la partie postérieure de la capsule interne ou les irradiations correspondantes du pied de la couronne rayonnante.

Du même coup, j'ai essayé d'établir que la proposition de de Graefe, à savoir que Thémiopie homologue serait — à l'exclusion de l'amblyopie croisée — le seul trouble fonctionnel de la vision pouvant résulter d'une lésion d'un des hémisphères cérébraux; j'ai essayé, dis-je, de montrer

HÉMIANESTHlfSIE ET AMBLYOPIB CROISÉES. 129

que cette proposition est pour le moins beaucoup trop absolue et que les arguments sur lesquels elle repose devront subir une révision complète.

Aujourd'hui, je voudrais rechercher avec vous si Tanatomie normale peut faire comprendre pourquoi le trouble sensoriel dont il s'agit, c'est-à-dire l'amblyopie croisée, est un accompagnement fréquent, pour ainsi dire habituel, de rhémianesthésie sensitive résultant d'une lésion de la capsule interne.

Cette hémianesthésie de la sensibilité commune, vous ne l'avez pas oublié, a pu trouver sa raison d'être dans l'existence d'un faisceau de fibres centripètes directes j c'est-àdire ne s'arrôtant pas dans les noyaux gris des masses centrales et qui, à l'issue de la capsule interne, formerait la partie la plus postérieure du pied de la couronne rayonnante.

Existe-t-il quelque connexité, quelque rapport plus ou moins immédiat entre ce faisceau sensitif et les faisceaux sensoriels destinés à mettre en communication l'appareil de la vision avec l'écorce grise du cerveau ? Pour aborder cette question il nous faut, au préalable, étudier l'origine des parties profondes ou cérébrales des nerfs optiques. Nous allons toucher là un sujet difficile, obscur encore sur plus d'un point. Je ne puis cependant me dispenser de vous en indiquer les principaux côtés, ne serait-ce que pour signaler la voie dans laquelle devront, à l'avenir, être dirigées les recherches, et où l'anatomie pathologique est appelée, très-vraisemblablement à jouer un rôle prépondérant..

D'après le plan général, les nerfs encéphaliques doivent rencontrer, avant de pénétrer dans le cerveau lui-même, un ou plusieurs amas de substance grise, qu'on est convenu d'appeler les noyaux d'origine, et ce sont des expansions, nées dans ces noyaux, qui, d'une façon indirecte, mettraient ces nerfs en rapport avec l'écorce grise des hémisphères cérébraux.

A priori, rien ne porte à croire que les nerfs optiques

Charcot. 9

130 COUaONNH RAYONNANTS DB REIL.

échappent à cette loi. De fitit, il3 n'y échappent point, maia lea dispositions sont ici trôs-oompli^éea et mal coanaee d'ailleurs dans certains détails.

Je m'arrêterai toat d'abord un instant sor quelques dispositions relatives à la constitution d'une partie de la couronne rayonnante de Bell (1).

(l) Les divers faisceaux péilobculaires ou autres ipii fanoeat la cooroane rajonnante [fihrti cimvtrgtnlès ^Luya), Sysiliae dé projicUon d» i'"' ordre, (Hébert]] composent pour uoe boime part ta ttiasse cealrate blinclie appelée centre ovale, que l'écoice grise des hâmispbâres eaveloppe et renfermai sui-

rtaai^. -- tuf, coniB pmtineui» dCi nnlrtcnlet UtJniDX.

Faut la coroparaLaon de Fcville, à la manière d'une bourse. Ils ne iqtrËaen-

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