DÉGÉNÉRATION ASCENDANTE CONSÉCUTIVE AUX LÉSIONS DES RACINES
Élude anatomique du Système centripète intra-7néibiUaire provenant des fibres des 7-acines postérieures. — Développement de ce syslême; origine dans le feuillet externe du blastoderme ; division de la plaque neurale en un segment ceniral destiné à former les parties motrices de l’axe médullaire, et en deux segments latéraux destinés à former le système du gi-and synqiathiquc et les ganglions spinaux.
Fibi-esdes rachies postéricui-cs. — Recherches ne Singer et Münzer. — On peut classer ces fibres en trois groupes, suivant la hauteur de la moelle à laquelle elles se terminent.— Leurs noyaux de terminaison.
Dégénéi-ation des cordons poslêi-ieurs consécutive aux lésions des racines postérieures : expériences de Singer, Tootli et Ilartley; faits cliniques de Kaliler, Schultze, etc.
Messieurs,
Avant de commencer l’élude des dégénérations ascendantes de la moelle, il ne sera pas inutile de jeter un coup d’œil d’ensemble sur la disposition anatomique du système centripète intraméditllaire provenant des racines postérieures.
Pour vous rendre celte description plus facile à saisir, je me trouverai amené à vous dire aussi quelques mois des racines postérieures qui constituent, pour ainsi dire, les ainueuls de ce système.
Dans le cours de cet exposé, j’aurai à mettre à contribution les travaux des nombreux et distingués Neurologistes ou Anatomistes qui nous ont acquis les notions que nous possédons sur ce sujet, et je vous citerai en première ligne MM. Singer, llis, RamonyCajal, Ldinger. von benbossek, Kabler, bissauer, etc., parmi ceux dont les travaux olfrenl à cet égard un intérêt tout particulier.
Sans entrer dans les détails fort complexes du déveloiipemenl de l’axe encéplialo-médullaire, permeltez-moi. Messieurs, de voiisraji-
DÉGf: NÉ RATIONS SECOND A IR KS.
polor los principaux traits de ce développement (pii se trouvent iuunédiatemeut applicables au sujet (pii nous occupe.
Ainsi (|uc l’a montré M. llis, le Système Nerveux tire sou origine du feuillet externe du blastoderme, dont il constitue tout d’abord un •épaississement formant grand axe. Cette plaque neurale (yeuralplalle) se divise longitudinalement en trois segments, dont l’nn médian, aux dépens du(|uel se développera tout le système nerveux central et notamment les parties motrices (cellules motrices de la moelle avec leurs prolongements fini formeront les racines antérieures et les nerfs moteurs). De cba(pie cijté de ce segment médian se trouve un segment latéral, ejui se sépare du segment médian représentant la moelle, et donne naissance aux groupes cellulaires (jui vont constituer le système sympathique et les ganglions spinaux. Plus tard, ceux de ces groupes cellulaires (pû forment les ganglions spinaux prennent un aspect en fuseau. De cbacune de leurs extrémités part une fibre nerveuse; l’une de ces fibres constitue une fibre radiculaire postérieure et se porte vers la moelle, dans la(|uelle elle pénétré et à laquelle par conséquent elle n’appartient que d’une façon secondaire; l’antre fibre, de direction tout opposée, se porte en dehors et constitue une fibre nerveuse sensitive périphérique. D’après celte brève description, il vous est aisé. Messieurs, de vous rendre compte d’un fait : c’est que les racines postérieures n’appartiennent nullement à la moelle épinière, puisqu’elles ne sont que les expansions des ganglions spinaux, et que de plus ces mêmes ganglions spinaux jouent par rapport au système des conducteurs sensitifs (nerfs périphériques et racines postérieures) le rôle d’un véritable centre Irophique.
L’étude du développement vient de nous montrer les racines postérieures pénétrant dans la moelle de dehors en dedans; comment s’y comportent-elles une fois qu’elles y sont parvenues? L’examen de cette question n’est rien autre en somme que l’examen de la composition dos cordons postérieurs de la moelle.
Dans chacune des racines postérieures on peut distinguer trois ordres de fibres, d’après la longueur du trajet qu’elles fournissent avant de pénétrer dans la substance grise.
Ces trois ordres de fibres reconnus cl admis par dilfércnts auteurs ont été décrits par MM. Singer cl Mùnzer avec une précision toute; particulière :
QUATRIÈME LEÇON
Les libres du l" groupe (fibres courles) s’irradient iinmcdialcinent dans la substance grise de la corne postérieure; les unes pénètrent directement dans l'extrémité périphérique de cette corne avec laquelle elles semblent se continuer directement, les autres abordent cette corne par 'sa partie interne après avoir fait un 'très léger coude dans l’intérieur du cordofi postérieur.
Les fibres du 2® groupe (fibres moyennes) montent dans les cordons postérieurs à une certaine hauteur, et chemin faisant, elles se
Schéma du trajet et de la terminaison des fibres radiculaires postérieures. La plaque noire fusiforme G située en bas et h droite représente un ganglion spinal, la ligne qui le traverse marque le point de section de la racine postérieure qui en émane. Celte racine postérieure se divise en trois branches; chacune de celles-ci donne des branches descendantes :++++ libres courtes se rendant dans la pointe de la corne postérieure; ... libres moyennes se jetant dans la base de la corne postérieure après avoir remonté dans l'intérieur du cordon de liurdach; — fibres longues se jetant dans le noyau du cordon de Goll D après avoir remonté dans l’intérieiir du cordon de Goll. Le noyau de Durdach se trouve en C, il reçoit les libres longues et les libres moyennes provenant des racines de la région ceiTicale.
portent de plus en plus eu dedans, de sorte que leur direction générale est nettement oblique en haut et en dedans. Mais à mesure que ce groupe s’élève, chacune des fibres qui le constitue se recourbe