CI.\01JI1>ME LEÇON
mii'u\ connue nue leur origine. Pour quelques auteurs elles auraient
Coupes du bulbe d’un singe chez lequel on avait fait une semi-section de la moelle entre la 7* et la 8* cervicale. (D’après M. Tooth.) — A la partie inférieure du bulbe (fig. 60) le faisceau cérébelleux direct B et le faisceau de Gowers (A) se louchent et semblent confondus. A mesure qu’on s’élève dans le bulbe, ces deux faisceaux tendent à se séparer et sur la ligiire 65 on les voit tout à fait distants l’un de l’autre.
des relations intimes avec le nucléus lateralis' et un certain
Coupesde la moelle dans un cas de fracture du racliis ayant amené un écrasement de la moelle entre la 8* cervicale et la !’• dorsale. (D’après M. Tooth.) — Fig. 6i : 7' cervicale; la presque totalité du cordon postérieur est dégénérée, sauf au voisinage de la corne postérieure où l’entrée dans la moelle de la 8* et de la 7” racine cervicale a amené un contingent de fibres saines. La périphérie des cordons antéro-laléraux est entièrement dégénérée, cette dégénération empiète dans certains points sur ces cordons de telle façon qu’on doit penser qu’à cette hauteur on se trouve encore un peu dans la « zone de dégénération traumatique ». — Fig. 65 : 4" cervicale; dans le cordon postérieur le voisinage de la substance grise devient de plus en plus libre. Au niveau des cordons antéro-latéraux la clégénération se localise à la périphérie de la moelle. — Fig. 66 : 2* cervicale; dans le cordon postérieur la dégénération est presque entièrement limitée au faisceau de Coll. Celle du cordon antéro-latéral (dégénération du faisceau cérébelleux direct et du faisceau de Gowers) ne s’étend plus en avant jusque sur les bords du sillon antérieur.
nombre s’y termineraient (Beclitcrew) ; pour M. Tooth ce serait là la destinée des fibres fines contenues dans ce faisceau ; quant aux
1. Ce noyau est situé dans la partie inférieure du bulbe au niveau du commencement de l'olive; il se trouve en arriére d’un groupe de grandes cellules multipolaires du type de celles qui se voient dans les cornes antérieures de la moelle. Il est constitué lui-rnérae par de petites cellules du type bipolaire.
^2 Dégénérations secondaires.
libres grosses, elles se porteraient dans le Cervelet par rinterinédiaire du Pédoncule Cérébelleux Supéi'ieui*.
A ous voyez, Messieurs, ijue tout dans 1 examen {|ue nous venons
l’arlie inférieure du bulbe chez l’iiommc dans le cas de lésion transverse par écrasement de la moelle entre la 8* cervicale et la 1'^ dorsale, qui fait l’objet des ligures 64 :i 66. — A, faisceau de Gowersen dégénération ; B, faisceau cérébelleux direct en dégénération.
Fig. 08.
Partie moyenne du môme bulbe que figure 67. (D’après M. Tootli.) — A, faisceau de Gowers en dégénéralion ; B, faisceau cérébelleux direct en dégénération.
(le faire tend à nous démontrer tiue le faisceau cérébelleux direct est indépendant du faisceau de Gowers. L’étude du développement vient encore confirmer ces données. M. Bechterew a montré en elfet ([Lie l’époque d’apparition de ce dernier faisceau était des plus lardives, puisqu’elle avait lieu au commencement du huitième mois, précédant immédiatement celle du faisceau pyramidal, tandis (|u'à cette époque le faisceau cérébelleux direct est déjà développé.
Telles sont les considérations anatomiques que j’avais à vous jirésenter au sujet du faisceau de Gowers, elles contiennent implicitement tout ce qui a trait à la dégénération de ce faisceau consécutivement aux lésions trausverses de la moelle, et il me parait inutile d'insister davantage sur ce point.
Los altérations de la Substance Grise Médullaire, dues à la dégénération ascendante qui suit les lésions transvorses de la moelle, ont été jusqu’ici très peu étudiées, et leur description (Toolb, llofricbter, liarbacci), laisse encore à désirer. D’après ce dernier auteur, on constaterait qu’au-dessus de la lésion transverse la substance grise présente un aspect granuleux; le réticulum nerveux est à ce niveau très pauvre, et peut même manquer compl(.dement: les cellules disparaissent ou montrent des altérations nettement régressives, quelques-unes sont remplies de pigment, d’autres plus ou moins atrophiées. Les altérations sont toujours plus marquées dans le
(iô
ClNOriÈME LEÇON.
domaine de la corne postérieure que dans celui de la corne antérieure. Plus on s’éloigne du point de section, plus ces altérations
ri g. 09.
Schéma des principales localisations de la dégcnéralion ascendante dans les lésions transverses de la moelle (région dorsale). — A. cordon de Goll. — I)B, cordon do Burdach, la partie do ce cordon qui avoisine le cordon de Goll présente une dégénéralion plus marquée que celle qui est proche de la corne postérieure. Celle dégénéralion du cordon de Burdach ne peut être constatée que jusqu’à une assez faible hauteur au-dessus du jioint où a poi lé la lésion transverse. — G, faisceau cérébelleux direct. — 1), faisceau de Gowers. Ce faisceau présente un renflement postérieur et va s'effilant en avant. Son point de terminaison n’est pas très bien fixé. Les fibres qui subissent une dégénéralion ascendante le long du sillon antérieur (elles auraient dû sur ce schéma être prolongées tout le long de ce sillon) appartiennent-elles ou non au système du faisceau de Gowers? J’aurais une tendance à les considérer comme distinctes de ce faisceau; il semble que ce soient des fibres plus courtes que celles du faisceau de Gowers; on pourrait les en distinguer sous le nom de faisceau sulco-marghial ascendant.
diminuent. D’abord c’est l’aspect granuleux qui disparaît, puis les lésions des cellules des cornes anlérieures, ensuite les lésions des cornes postérieures et enfin en dernier lieu seulement celles du relicnliim nerveux. Quant à une véritable localisation de la dégénération suivant des faisceaux ou des systèmes nettement déterminés, nous n’avons jusqu’à présent aucun document qui permette de se prononcer à cet égard.
Nous en avons fini. Messieurs, avec l’étude des dégénérations descendantes on ascendantes consécutives aux lésions transverses de la moelle. Comme vous pouviez le prévoir, tous les faisceaux se sont montrés atteints, soit dans l’un, soit dans l’autre sens, suivant que leur centre tropbique est situé au-dessus ou au-dessous lie celte bisiori transverse. 11 est cependant un faisceau qui semble ne dégénérer ni en haut ni en bas, et qui ne se montre altéré que dans l’étendiie de la « zone de dégénéralion Iraumalique ». Ce faisceau est celui que l’on désigne sous le nom de couche liinitanle latérale (seiüiche Grenz-schicht). L’invulnérabilité de ce faisceau
DÉGÉNÉRATIONS SECONDAIRES.
n’c.sl en somme (ju’apparcnlc ; la dégéncralion l’envahit au môme litre que les faisceaux voisins, mais comme les fibres qui le constituent semblent ôlre des fibres commissurales très courtes, il s’ensuit que leur dégcnération ne se produit que sur un très faible trajet et est tout entière contenue dans la « zone de dégénéralion traumatique ».
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SIXIÈME LEÇON