C. Dans le Faisceau cérébelleux direct
Celui-ci est toujours atteint et avec une assez grande intensité.
TREMTIi-DRUXlÈME LEÇON.
D. Dans le Fnisiccmi nnlcro-hilôrnl do Go^vcrs :
Los lésions sont en général moins prononcées pour celui-ci que
Coupes de la moelle dans un cas de sclérose combinée. (D’après M. Slrümpell.) — Les lésions sont suivant leur plus ou moins d’intensité caractérisées par des zones noires ou grises. — tig. 211 : lésions du faisceau de Coll et du faisceau de Burdach, du faisceau cérébelleux direct et du faisceau pyramidal croisé (région cervicale supérieure). — Fig. 212 ; mêmes lésions que pour la figure précédente (région dorsale moyenne). — Fig. 215 : la lésion des cordons postérieurs est moins marquée et tend à s’éloigner de la ligne médiane (région lombaire supérieure). — Fig. 2U : la lésion des cordons postérieurs est à peine visible (région lombaire inférieure). — On remarquera que toutes ces lésions vont en diminuant d’intensité de haut en bas.
pour le faisceau précédent; parfois même elles sont très peu accusées.
E. Dans la Siibslance r/rise :
a) Les cellules des cornes anlérieures peuvent être également frappées par le processus morbide, mais ce fait est assez rare.
h) Les cellules des cornes postérieures semblent participer d’une façon variable aux altérations des cordons postérieurs.
c) Les cellules des colonnes de Clarke auraient, dans certains cas, présenlé une atrophie plus ou moins marquée, mais les renseignements sont à cet égard trop peu explicites pour que je sois en état de vous rien affirmer.
Tel est. Messieurs, le résumé des altérations que l’on peut, à la rigueur, trouver réunies sur une même moelle. Vous vous imaginez à quelle Symptomatologie composite un pareil assemblage de lésions aura donné naissance :
A. Il y a des symptômes de naliiro lahâliquo consistant en : Incoordination se traduisant par la maladi’csse des mouvements, par la démarclie ataxique, par le signe de Uomberg. — Perte des
SCLÉROSES COMRINÉES.
rcllcxcs rolnlicns. — iJouloiirs Inlguraiilcs ou autres. — Anesthésies et paresthésies. — Troubles oculaires. — Troubles de la inic- Uon. — Troubles génitaux, etc.
B. Il existe conjointement avec les précédents, ou séparément, des symptômes de nnliirc spasinodhino tels que :
Exagération des réllexes rotuliens. — Clonus du pi(;d. — Affaiblissement moteur, parésie ou paralysie. — Crampes, — Contractures. — Démarche spasmodi([ue, etc.
Voilà, Messieurs, pour ainsi dire, un inventaire brut des symptômes qui peuvent s’observer dans les cas de sclérose combinée. Vous voyez quelles singulières rencontres sont susceptibles de se produire. Mais n’allez pas croire cependant que cette agglomération de symptômes se fasse tout à fait au hasard et sans axe directeur. Bien loin de là, on observe des tendances à réaliser plutôt tel groupement que tel autre, aussi est-on parvenu à tirer de ces groupements des sortes de tableaux cliniques; cela ne veut pas dire, d’ailleurs, que la sclérose combinée soit une entité morbide autonome comparable aux affections systématiques de la moelle.
Je vais vous indiquer les plus ordinaires parmi ces groupements cliniques.
Le Début peut se faire par l’un ou l’autre des symptômes suivants :
Raideur spasmodujae des jambes, ou bien ataxie, ou bien encore parésie et crampes, paresthésies, doidevrs, mais ces dernières sont rarement très violentes.
Le plus souvent voici comment les choses se passent : V ataxie ouvre la scène, puis bientôt survient la raideur spasmodiepæ des jambes, la diminution jn'écoce et rapide de la puissance génitale: les troubles vésicaux ne tardent pas à se montrer, ainsi qu’un certain degré d'engourdissement des membres inférieurs; quant aux doideurs, j’ai déjà eu l’occasion de vous dire, elles sont généralement peu intenses et de courte durée. D’après une remarque de M. Gowers, tandis que dans le tabes les douleurs siègent surtout aux membres inférieurs, dans la sclérose combinée, elles se localiseraient particulièrement à la région lombaire ou à la région sacrée. — Les troubles ocidaires seraient rares, et quant aux crises gastriques, intestinales ou laryngées, elles feraient à peu près entièrement défaut.
Dans les cas, que nous avons en vue où il existe de la raideur