I. fiallct et Dulil, Kevue de Médecine
PARALYSIE INFANTILE
correspondant à ces membres, et que plus lard le processus morbide, silencieux jusqu’alors, et en apparence cleinl, aurait pu renaître de ses cendres. — Jusqu’où peut aller cette généralisation? je ne saurais trop vous le dire, étant donné le petit nombre de documents actuellement à notre disposition, mais il est certain que non seulement les muscles des membres, mais aussi ceux du tronc, peuvent être atteints par ce nouveau processus amyotropbique. C’est ainsi qu’un malade étudié par M. Cbarcot^ dans une de ses Leçons présentait une atrophie musculaire du type scapulohuméral fort analogue comme localisation à celle de la myopathie progressive primitive. — Quelque extraordinaires qu’ils puissent paraître au premier abord, nous verrons, à propos de l’Anatomie Pathologique, de quelle façon on peut chercher à expliquer ces faits. — Ces reprises tardives du processus amyotrophique s’observeraient également dans la paralysie spinale aiguë de l'adulte, qui d’ailleurs, comme nous l’avons vu, n’est qu’une variante de la paralysie infantile.
La paralysie infantile est loin, vous le savez. Messieurs, d’étre la seule paralysie de nature amyotrophique qui se montre dans le jeune âge, et, avant d’aller plus loin dans l’étude de cette affection, je dois vous signaler celles qui au point de vue clinique revêtent lin aspect plus ou moins analogue. Vons verrez qu’en général le Diagnostic est assez aisé.
Si je suivais l’ordre chronologique de l’apparition de ces ditférenles paralysies, je devrais tout d’abord vous parler des Paralysies Obstétricales. Celles-ci, qui ont été signalées en 1851 par Danyau dans les accouehements par le forceps, furent ensuite étudiées, au point de vue neurologique, par Duchenne de Boulogne, qui les vit se produire môme dans les accouchements où il n’avait pas été fait usage du forceps, comme après une version, dans la présentation par le siège, et en général dans les accouchements laborieux. C’est surtout à M. Erh que nous devons l’indication exacte de la localisation de ces paralysies ; elles englobent en général le deltoïde et le sous-épineux, le biceps et le brachial antérieur, et souvent aussi le coraco-bracbial et le long supinateur, tandis que les autres museles de l’avant-bras sont conservés. Ce sont en un mot des paralysies radiculaires. Au point do vue clinique, on con-