‹ Lecons sur les maladies de la peauChapitre 37 sur 46 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

La peau nourrit un certain nombre de parasites qui appartiennent, les uns au règne végétal et les autres au règne animal. Dans le premier nous trouvons diverses espèces de champignons qui sont la source des affections que l’on désigne communément sous le nom de teignes. Le second nous présente les différentes variétés de poux qui détermi-^ nent du prurigo, \di puce et \vl punaise qu’il est à peine utile de mentionner, Yacarus scabiei qui produit la gale et une autre espèce d’arachnide vulgairement désignée sous le nom de rouget., qui apparaît dans les campagnes à l’époque de l’automne et qui donne lieu à des symptômes assez légers.

Quoique les parasites que nous venons d’examiner soient de nature fort différente, ils donnent lieu à un ensemble de symptômes qui ont une physionomie toute spéciale et qu’on retrouve dans toutes les maladies qu’ils produisent ; nous sommes donc parfaitement fondé à établir une classe de maladies cutanées distinctes sous le nom de maladies para-r sitaires. Cette division nous paraît d’autant plus logique que, en dehors de leur cause commune, ces affections présentent qyelque chose de particulier dans leur marche et qu’elles

MALAUlliS PAUASIÏAinES.

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iiécessilenl pour leur guérison l’emploi de moyens thérapeutique qui varient peu et qu’on a désignés sous le nom d’agents paras! ticides.

Nous avons dit que toutes les maladies parasitaires présentaient une cause commune, le parasite, c’est-à-dire un être qui vitaux dépens de la propre substance d’un autre*, dans chaque cas en effet son existence peut être démontrée. L’œil nu ou armé d’une loupe est ordinairement suffisant pour apercevoir les êtres qui appartiennent au règne animal; seulement, comme il est quelquefois difficile de les trouver, il est bon de se rappeler que chaque espèce occupe des sièges de prédilection : que l’acare, par exemple, creuse surtout ses sillons et établit sa demeure là où l’épiderme est le plus mince, dans les intervalles digitaux , sur le pénis chez l’homme, sur le mamelon chez la femme.

Quant aux parasites qui appartiennent à la classe des cryptogames, le microscope est nécessaire pour examiner leurs organes de végétation et de reproduction, mais chaque espèce se manifeste ordinairement par des symptômes propres à chacune d’elles et qui rendent le plus souvent inutile l’emploi de verres grossissants. Ainsi des croûtes jaunes, sèches, déprimées en forme de godet, annoncent l'achorion du favus; un cercle arrondi, pityriasique avec des poils cassés, dénote la présence du trichophyton, et la pelade se manifeste par des taches blanches recouvertes d’un duvet particulier.

Les caractères précédents sont pour ainsi dire pathognomoniques d’une affection parasitaire, mais ils existent rarement seuls et ils sont fréquemment accompagnés d’éruptions diverses qui donnent toujours une plus grandevaleur au diagnostic et qui le facilitent toujours en l’absence d’autres signes. C’est ainsi que des pustules d’ecthyma sur les mains et sur les fesses révèlent l’existence de la gale, que le favus est souvent

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