CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
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accompagné d’ecUiyma et d’impétigo du cuir chevelu, que le trichophyton détermine souvent une éruption de vésicules, de pustules ou même de tubercules. Dans certains cas plus rares on voit se manifester des complications plus graves, et c’est ainsi qu’il survient des lymphangites, des phlegmons et des abcès. Mais ces maladies diffèrent par leur nature de l’affection parasitaire, et dans ces cas le parasite joue simplement le rôle de corps irritant comme tout corps étranger pourrait le faire.
Les maladies parasitaires suivent une marche essentiellement chronique, et, abandonnées à elles-mêmes, leur durée est ordinairement indéfinie; le parasite étend continuellement sa marche, soit par voie de contiguïté, soit par suite de transport direct de ses spores reproducteurs sur les diverses parties du corps. Dans certains cas cependant la guérison s’observe, mais nous le répétons, ces cas sont fort rares et le plus souvent les individus qui ne sont soumis à aucun traitement efficace, restent la proie des parasites pendant des années entières. Il est même des pays où certaines affections parasitaires, la gale par exemple, sont pour ainsi dire endémiques : ainsi, dans quelques cantons de la Suisse et dans une partie dé la basse Bretagne, cette dernière affection s’empare du sujet quelques jours après sa naissance, le suit dans toute sa carrière et ne l’abandonne qu’à la mort.
Nous trouvons encore quelque chose de commun dans l’étiologie des maladies parasitaires, c’est leur caractère contagieux. Or, la contagion s opère dans le règne animal par le transport des animaux ou de leurs œufs, tandis que les spores de végétaux servent seuls de moyens de transmission. Quand la contagion s’opère directement de l’individu malade à l’individu sain et sans intermédiaire, elle est dite immédiate : c’est ainsi que se propage souvent l’herpès circiné, et
MALADIES PARASITAIRES
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que la gale se contracte presque constamment en couchant avec un individu qui en est aflecté. Au contraire la contagion est médiate quand le transport des organes reproducteurs se fait par un intermédiaire; c’est ainsi que se communiquent le plus souvent les parasites végétaux ; leurs spores reproductrices sont des granulations légères et ténues que le A^ent emporte avec facilité et que la sueur et la poussière retiennent à la surface de la peau où elles germent quand elles trouvent un terrain convenable. On conçoit ainsi pourquoi les alléctions qu’elles déterminent sont plus fréquentes chez les artisans et chez les gens qui ont peu de soins de leurs personnes, tandis qu’elles sont plus rares dans les classes aisées ou les recherches de propreté sont plus minutieuses. C’est à ce mode de contagion médiate, que doivent être rapportées les sycosis qui prennent leur source dans le rasoir du barbier, les diverses espèces de teignes qui se transmettent en changeant de coiffure. Mais nous le répétons encore, pour que ces parasites puissent germer, il leur faut un terrain propice, et de même que les végétaux ne croissent pas sur tous les terrains, que les animaux ne vivent pas dans tous les climats, de mênîie toutes les constitutions ne sont pas aptes à nourrir des parasites; ainsi la gale ne se développe pas avec la môme facilité et ne donne pas lieu aux mêmes symptômes chez tous les sujets, et si l’on inocule une maladie parasitaire, on voit fréquemment le parasite s’étioler et disparaître au bout de quelques semaines. Les individus qui paraissent offrir les conditions de germination les plus favorables et qui sont le plus exposés à contracter ces maladies sont les gens épuisés par la misère ou les maladies, les scrofuleux par exemple, et ce n’est pas sans raison qu’on les a comparés à ces vieux troncs d’arbres qui sont de préférence le siège des parasites végétaux.
CONSIDÉnATlONS GÉNÉRALES.
Les affections parasitaires présentent toutes une môme indication thérapeutique, la destruction du parasite, et c’est une condition indispensable à remplir pour faire disparaître les éruptions qui l’accompagnent : ces moyens que l’expérience nous a signalés sont presque toujours les mêmes, quel que soit le parasite à combattre, et ils reposent surtout sur l’emploi des préparations de soufre et de mercure. Nous les ferons connaître plus en détail à propos de chaque espèce de parasite.
Les quelques considérations que nous venons de présenter justifient suffisamment la distinction d’une classe de maladies cutanées distinctes sous le nom de maladies parasitaires.
Parmi les maladies dues à la présence d’un parasite végétal, nous étudierons successivement: le favus,(\w\ est produit par Vacho7'io7i Schœnleinii., Xherpes tonsurans , le sycosis et V herpès ch'ciné^ qui sont dus à un même parasite, le t7'ichophyton, et que pour cette raison nous étudierons simultanément sous le nom de t7'ichophytie ; la pelade ou porrigo decalva7is, qui est due au 7nicrosporo7i Audouini ; les C7'asses parasitaires et le pityriasis versicolor, qui sont produits par le mier'ospo7'07i furfur.
Quant aux parasites animaux, à l’exception de Xacare qui engendre la gale, et du pou qui est une source de prurigo, ils ne donnent lieu qü’à des symptômes fugaces et qui ne méritent réellement pas de description spéciale.
MALADIES PAlUSlTAlIlES.