‹ Leçons sur les maladies des voies urinairesChapitre 10 sur 36 · INNERVATION DE LA VESSIE · texte numérisé non relu

INNERVATION DE LA VESSIE

cialement limitée à la région lombaire, elle reste beaucoup plus longtemps active. Aussi -ai-je désigné celte région comme le centre vésico-spinal inférieur, considérant le pédoncule cérébral comme un centre vésico-spinal supérieur.

» Si l’on vient à sectionner les racines postérieures des troisième et quatrième paires sacrées, sans porter atteinte aux racines antérieures, il se produit de l’incontinence d’urine.

» Spontanément la vessie peut être mise en mouvement; l'influence de certaines idées peut aussi en devenir cause, l’anxiété, par exemple; ce qui s’explique physiologiquement en pensant que l’excitation des pédoncules provient des hémisphères cérébraux.

» Il peut se produire en outre un réflexe qui a été expérimentalement démontré chez les animaux et constaté chez l’homme dans les accès douloureux.

» Enfin, si on sectionne tous les nerfs qui vont à la vessie, celle-ci reste contractile au moment de la mort. Ce phénomène est peut-être dû à la présence des ganglions microscopiques se rencontrant dans la vessie.

y> En résumé, on manque encore d’observations suffisantes en ce qui concerne l’innervation de la vessie (1). »

(I) In Budge, Compendium de physiologie, 3e édition, 1875, page 322. (Traduit par A.-J. Martin.)

Page 1