‹ Leçons sur les maladies des voies urinairesChapitre 9 sur 36 · INNERVATION DE LA VESSIE · texte numérisé non relu

INNERVATION DE LA VESSIE

due à une cause quelconque, ainsi que j’en parlerai à propos des phénomènes spasmodiques de l’urèthre et de la vessie, l’anesthésie complète laisse à la contraction de la vessie et de son col toute sa puissance; ce qui ferait croire à un état de contracture plus violent que celui qui existe en état de veille. Du reste, n’avons-nous pas vu (pie la volonté est sans action directe sur la vessie? Tous ces faits démontrent bien que l’innervation de la vessie et de son col proprement dit est sous la dépendance du grand sympathique.

Budge, qui a étudié l’innervation de la vessie dit :

« Les nerfs qui en se rendant à la vessie forment un plexus vésical ont deux origines : le plexus hypogastrique et les troisième cl quatrième paires sacrées.

» Les mêmes nerfs sont en partie sensitifs, en partie moteurs.

» La région du col vésical est la plus sensible, car, dans le cathétérisme, c’est là que la sensibilité est maximum. J’ai découvert que l’excitation du plexus hypogastrique détermine chez les animaux des manifestations douloureuses très-caraetérisées; qu’au contraire, on peut exciter le bas-fond de la vessie, sans production de mouvement, après avoir sectionné ce plexus. Il est donc vraisemblable que celui-ci contient des nerfs vésicaux sensitifs en grand nombre.

» Les nerfs moteurs pour la vessie sont susceptibles d’excitation dans toute la région de la moelle, depuis la moelle allongée jusqu’aux pédoncules cérébraux. Ce n’est qu’exceptionnellement que la vessie est le siège de mouvement sous l’influence d’une excitation portée directement sur toutes ces parties; mais si l’excitation est spé-

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