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C’est le cas de certains rétrécissements congénitaux

STAGNATIONS D'URINES VÉSICALES GÉNÉRALES. 159

confrères. A l’âge de six ans l’enfant a de la stagnation d’urine due à un phimosis avec inflammation et induration de la muqueuse du prépuce. — Je fais la circoncicion, et la fonction d’uriner se rétablit complètement. A l’âge de douze ans, l’enfant est repris d’envies d’uriner fréquentes, quatre à cinq fois par nuit, et très souvent le jour; souvent il y a douleur en urinant, surtout à la fin.

— Quand il a marché les urines sont troubles, et dans ce cas quelquefois il y a du sang à la fin de la miction.

Le père fort inquiet craint la pierre. — Je trouve un méat étroit placé très haut sur le gland. — La vessie après la miction remonte à quatre travers de doigt audessus du pubis. Son globe se délimite très facilement.

— J’écarte l’idée de la pierre en raison de cette dilatation de la vessie. Et il fut convenu que je ferais le débridement du méat, et que nous attendrions avant d’examiner la vessie.

Aussitôt après le débridement l’urine est plus abondante à chaque miction, les envies sont de moins en moins fréquentes, et le troisième jour les douleurs disparaissent; le petit malade n’urine que toutes les quatre ou cinq heures le jour et n’urine pas la nuit. La vessie se vide complètement et les urines sont absolument limpides.

Ainsi voilà un méat qui a été suffisant jusqu’à l’âge de douze ans. Au moment des premiers développements généraux de la puberté, il a été trop étroit. Au point de vue pratique, remarquez bien, messieurs, qu’il n’y a pas eu cathétérisme.

J’ai observé un rétrécissement pénien congénital, qui n’a troublé la miction qu’à l’âge de quinze ans (Bal-

I GO STAGNATIONS D'URINES VÉSICALES GÉNÉRALES.

letin de Société de médecine de Paris, 1874, page 67).

Dans un second ordre de faits d’atrésies congénitales, le méat est peu étroit. — La miction reste complète jusqu’à l’apparition intercurrente d’accidents inflammatoires du côté de l’urèthre.

Très souvent, le méat, au lieu d’être à la face antérieure et inférieure du gland, est placé plus ou moins haut sur la face dorsale. Alors il y a un sillon médian, correspondant au raphé fibreux d’union des deux corps spongieux, qui se continue jusqu’au frein. — Avec cette disposition, la paroi inférieure de l’urèthre arrivée au gland, au lieu de se terminer brusquement à la commissure inférieure du méat, se relève, constituant un véritable cul-de-sac en arrière de cette commissure.

— Dans la position normale du méat les dernières gouttes d’urine qui restent dans l’urèthre après le coup de piston sortent facilement, la verge étant pendante, et l’urèthre se vide complètement. — Dans la disposition anormale qui nous occupe, il reste un peu d’urine dans ce cul-de-sac de la paroi inférieure de l’urèthre. — Si un moment après la miction, la verge ayant été pendante, on comprime la paroi inférieure du canal à l’extrémité de la verge, on fait sourdre un peu d’urine par le méat. Lorsque le sujet atteint de ce vice de conformation a une chaudepisse ou un écoulement chronique de l’urèthre quelconque, les produits de secrétion anormaux du canal, chassés vers l’orifice externe de l’urèthre par la contraction uréthrale, au lieu de sortir immédiatement et complètement la verge étant pendante, il en reste toujours d'accumufë dans ce cul-de-sac inférieur du gland.

— Chez ces malades, quand on comprime de haut en bas

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