‹ Leçons sur les maladies des voies urinairesChapitre 25 sur 36 · ÉTAT DES URINES PENDANT CETTE PÉRIODE · texte numérisé non relu

ÉTAT DES URINES PENDANT CETTE PÉRIODE

Messieurs, pendant les accidents fébriles qui surviennent chez ces sujets atteints de stagnation, les urines prennent habituellement un aspect particulier, qu’il n’est pas rare d’observer pendant deux ou trois jours immédiatement après le premier cathétérisme : elles ressemblent à du bouillon gras dense et dégraissé, elles ont une odeur forte, pas absolument ammoniacale, mais rappelant un peu de fétidité. Alors il n’y a jamais polyurie, toujours la quantité d’urine est faible, presque toujours elle est au-dessous delà normale. Quand les accidents généraux cessent, l’urine reprend son aspect ordinaire, n’a plus d’odeur et sa quantité augmente. Maissiles accidents généraux persistent, s’aggravent, l’urine conserve cet aspect de bouillon gras, son odeur s’accentue, l’état ammoniacal s’établit, et on a bientôt des urines putrides, celles-ci sont toujours en très petites quantité par vingt-quatre heures. Elles prennent alors l’aspect d’un liquide de macération cadavérique, dont elles répandent l’odeur, et contiennent des débris de parenchymes rénaux, résultat de la néphrite gangreneuse terminale. Quelquefois dans ce liquide putride infect, il y a des stries ou un peu de sang.

KELÎQUET

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