‹ Leçons sur les maladies des voies urinairesChapitre 30 sur 36 · SU H LES ACCIDENTS GÉNÉRAUX ET LOCAUX · texte numérisé non relu

SU H LES ACCIDENTS GÉNÉRAUX ET LOCAUX

atteint de rétention d’urine due à un rétrécissement pénien. Six heures avant mon arrivée, des tentatives de cathétérisme avaient été faites avec des petites bougies assez rigides. La vessie, très distendue, l’urine s’écoulait goutte à goutte par regorgement. Mais le fourreau de la verge était très gonflé, rouge, la tuméfaction commençait au niveau du rétrécissement. En arrière de celui-ci, il n’y avait pas trace de cette tumeur urineuse caractéristique qui précède toujours la rupture spontanée de l’urèthre. Je constate une fausse route en avant du rétrécissement sur la paroi inférieure du canal. Je parviens à l’éviter et je conduis dans la vessie une petite bougie n° 3. Après avoir essayé de passer sans succès une petite sonde n° 6 à la suite de la petite bougie, je fixai cette dernière, et l’urine continua à couler par regorgement.

Je propose de faire de suite l’uréthrotomie interne et d’inciser largement le fourreau de la verge infiltrée, le malade et la famille s’y refusent, voulant avoir, avant tout, une consultation: celle-ci n’a lieu que vingt-quatre heures après. Mais alors l’infiltration d’urine s’étend à toutes les bourses et au pubis. Je fis alors immédiatement l’uréthrotomie interne, je mis la sonde à demeure. J’incisai largement sur toutes les parties envahies par l’infiltration. Mais l’infection putride rapide se fit malgré tous les moyens antiseptiques employés. »

Ainsi voilà une plaie située enavantd’un rétrécissement étroit, où l’urine n’a pénétré que par imbibition, et cependant elle s’est épanchée dans les tissus circonvoisins en s’y infiltrant.

La sonde à demeure si utile, si indispensable au début

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