INFLUENCE I)E L’ÉTAT GÉNÉRAL
de la période active de la stagnation d’urine, peut, chez les alcooliques, mettre à l’abri de l’infiltration urineuse; mais elle n’empêche pas la fonte purulente de la prostate, accident des plus graves en raison de l’infection purulente, qu’elle détermine.
Lorsque ces accidents, qui suivent les premiers cathétérismes ont pu être évités, les conditions du sujet atteint de stagnation ne sont pas encore bonnes. La suppuration des parois vésicales s’établit vite, et les complications rénales, sont toujours plus rapides et plus graves chez eux.
Comme je vous le dirai à propos du traitement, il faut éviter le plus possible le cathétérisme et surtout le cathétérisme évacuateur chez les alcooliques dans la période latente de la stagnation d’urine. Les conditions nouvelles des parois de la vessie après l’évacuation, l’irritation intime des tissus de ces parois qui est inévitable, marche vite vers l’inflammation suppurative. Or, dans la période latente, en agissant par les moyens indirects capables d’abaisser le col, en diminuant le gonflement congestif de la prostate, on peut éviter ces accidents de suppuration de la vessie, surtout si, en même temps, on peut faire supporter au malade le régime anti-alcoolique par excellence, le régime lacté.
Albuminurie. — Comme vous le savez, Messieurs, l’albuminurie due à la néphrite interstitielle est assez souvent une conséquence de l’alcoolisme; lorsqu’elle existe, elle est évidemment une cause prédisposante de plus aux accidents les plus graves, chez le sujet qui est arrivé à la période active de la stagnation d’urine. Les accidents rénaux sont de même très à craindre, chez les sujets