SUIÎ LES ACCIDENTS GÉNÉRAUX ET LOCAUX
quej’en relate un fai! .page '102.... Tantôt c’estla dilatation vésicale avec stagnation d’urine, le malade n’urine que le trop plein et le plus souvent sans douleur. La vessie a perdu en partie son pouvoir contractile, mais arrivée à un certain degré de dilatation, elle peut encore agir sur l’urèthre et expulser un peu de l’urine qu’elle contient. Dans ces conditions il arrive quelquefois qu’il y a douleur à la fin de la miction, exactement comme cela se produit au début de la période d’excitation de la stagnation d’urine prostatique. D’autres fois la stagnation se complique d’incontinence, la vessie étant arrivé à un certain degré de dilatation, l’urine s’écoule par l’urèthre sans que le malade en ait conscience ; cet accident se produit surtout la nuit. Tous ces troubles fonctionnel cessent, se reproduisent, alternent les uns avec les autres sans qu’il soit possible de dire à quelle période, à quel âge de la maladie, la rétention, ou l’excitation vésico uréthrale se produisent plus spécialement1. Ajoutons à cela les troubles trophiques qui entraînent les altérations de la vessie, décrites par M. Charcot, et la présence constante dans l’urine de pus souvent en grande quantité. — L’existence du tabes dorsalis chez un sujet n’empêche pas le développement de la prostate; les conditions de la stagnation d’urine prostatique peuvent parfaitement exister chez ces malheureux, ainsi que je l’ai observé.
Mais ce qui domine ici, c’est la facilité des accidents généraux, dus au cathétérisme. Lorsque l’excitation
1 . La thèse de M. Guéffier a paru depuis que ces lignes sont écrites. Dans ce travail il est facile de reconnaître la difficulté qu’a eue l’auteur pour déterminer les époques de la maladie où apparaissent les troubles de la miction.