‹ Leçons sur les maladies des voies urinairesChapitre 7 sur 36 · INNERVATION DE L’APPAREIL DE LA MICTION · texte numérisé non relu

INNERVATION DE L’APPAREIL DE LA MICTION

Cesfaits fréquents, s’accompagnent quelquefois de l’expulsion involontaire d’urine pendant l’état de veille, quand le sujet marche ou fait un effort. Là encore, la tension de la vessie agissant d’une façon inconsciente sur le col, l’en-

tr’ouvre, et l’urine s’écoule. C’est là l’incontinence passive d’urine due à l’état de distension de la cavité vésicale; laquelle distension, quoique passive, agit sur le col pour l’entr’ouvrir.

Ces quelques considérations sur des états pathologiques vous montrent, Messieurs, combien il faut avoir présent à l’esprit, dans la pratique, l’état d’opposition constant entre les contractions de la vessie et celles de l’urèthre.

Innervation «le l'appareil de la miction.

Les uretères qui amènent par leurs contractions péristaltiques l’urine dans la vessie, sont absolument sous la dépendance du grand sympathique.

Nous avons vu que l’action de la volonté était complète sur l’urèthre, que, directement la volonté seule agissant, nous pouvons contracter ce canal. Son innervation vient donc directement de la moelle. De nombreux faits pratiques le démontrent.

Toutes les fois qu’on donne du chloroforme et que l’individu est dans l’état d’anesthésie complète, les parois de l’urèthre sont absolument relâchées, et si on sonde le malade dans ces conditions, on voit la vessie chasser par la sonde avec force le liquide qu’elle contient, exactement comme si le sujet n’était pas soumis au chloroforme.

C’est surtout dans les cas de rétrécissements de l’urèthre, ainsi que le démontrent les faits publiés par M. Sé-

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