‹ Leçons sur les maladies des voies urinairesChapitre 8 sur 36 · INNERVATION DE L’APPAREIL DE LA MICTION · texte numérisé non relu

INNERVATION DE L’APPAREIL DE LA MICTION

d illot et ceux que tous les chirurgiens ont pu observer depuis (j’en ai des observations dans mon Traité des opérations des voies urinaires) que l’action du chloroforme sur l’urèthre est bien démontrée. Constamment dans les cas de rétrécissement étroit (siège d’un spasme plus ou moins marqué, ou provoquant un spasme de tout l’urèthre), quand le malade est chloroformisé, on peut passer une sonde plus grosse que celle qui dans l’état de veille du sujet passait étant serrée.

La vessie est sous la dépendance absolue du grand sympathique; elle reçoit ses nerfs du plexus hypogastrique et nous ne devons pas oublier que ces nerfs, en se terminant dans ses parois, présentent de véritables petits ganglions nerveux. Aussi l’action du chloroforme sur la vessie est-elle nulle. Une observation que je publiai dans la Revue photographique de Bourneville en 1872 le démontre bien. Il s’agissait d’une contracture de la vessie sur une pierre. Je donnai plusieurs fois du chloroforme jusqu’à résolution, et, môme dans cet état, je ne pus dilater la vessie; laquelle se dilata à plusieurs reprises lorsque je faisais passer un courant électrique continu à travers ses parois, en mettant le pôle positif dans la vessie et le négatif sur l’hypogastre.

Le col proprement dit de la vessie est lui aussi sous la dépendance du grand sympathique. Que de fois, quand on donne du chloroforme à un sujet pour pratiquer une opération sur la vessie, est-on étonné de trouver de la difficulté à introduire l’instrument à travers le col, lorsque les jours précédents, le sujet étant à l’état de veille, le môme instrument entrait sans difficulté. Il semble que chez les sujets atteints d’irritation violente de la vessie

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