MALADIES IIÉMORRAOIPARES. — PURI'URA
entre le métier du malade et la localisation des hémorragies dans la bouche, dont le mauvais état peut s'expliquer par l'introduction quotidienne de chaux vive.
Que vous dirai-je du pronostic? L'origine attrihuéi à la maladie et la non destruction complète des hématoblastes, nous permet de le considérer comme moins grave que celui de l'anémie progressive protopathique. On peut espérer la guérison.
L'amélioration est déjà indiscutable. Le sérum est plus abondant qu'au début, les hémorragies sont insignifiantes et la pâleur de lapeauestmoins prononcée. Les modifications du sang, bien loin de rappeler la rénova- j tion sanguine des anémiespost-hémorragiques franches, i n'a pas permis de constater les poussées hématobla- ! siques caractéristiques. N'est-ce pas là encore un I phénomène négatif d'une réelle importance et qui, | dans l'espèce, confirme pleinement notre diagnostic? j
Le traitement a été et doit être des plus simples. Le j malade a cessé de travailler et, par conséquent n'est I plus exposé aux inhalations des poussières de chaux.
11 a fait des lavages boriqués de la bouche et s'est servi également, en gargarismes, d'une solution d'antipyrine, solution à la fois hémostatique et désinfectante. En raison du mauvais état du sang, je n'ai pas a^ouIu lui prescrire du chlorate de potasse.
L'hygiène alimentaire a été réglée sur l'étatgastrique.
Pour favoriser la rénovation sanguine, je lui fait prendre du fer et simultanément de la solution d'acide chlorhydrique.
Enfin l'emploi des bains sulfureux ont eu pour but de stimuler l'action de la peau et la nutrition.
MALADIES HÉMORRAGIPARES. — PURPURA.
Ces moyens ont déjà donné un bon résultat. S'ils ne suffisent pas j'aurai recours à l'arsenic qui, je vous l'ai dit, est particulièrement indiqué dans les maladies relevant d'une altération des hématoblastes (1).
(1) M. A. Gautier, a introduit récemment en thérapeutique un composé arsenical qui semble donner de meilleurs résultats que les arsenicaux jusqu'à présent utilisés. Je fais allusion au cacodylate de sodium. En voici le mode d'emploi d'après M. A. Gautier :
Eau distillée 100 grammes.
Gocadylate de sodium Gs'',4
Alcool phéniqué X gouttes.
Une ou deux injections hypodermiques d'un cent, cube par jour, soit de 5 à 10 centigrammes d'acide cacodylique. On peut aller jusqu'à la dose quotidienne de 15 centigrammes (3 injections). Tous les 8 jours, on suspend la médication pendant le même temps, et on la reprend au besoin [Acad. de médecine, 31 octobre 1899).