CAUSES OCCASIONNELLES
assez mal déterniiiiés : la migraine de temps à autre, ou d(i>, névralgies ' .
Parmi les causes occasionnelles, on trouve plusieurs fois signalée l'action prolongée du froid humide*. Dans un cas, les premiers symptômes se seraient développés peu de temps après une chute.
Mais ce sont les circonstances d'ordre moral qui, le plus communément, sont invoquées, par les malades. Les chagrins prolongés, par exemple ceux entre autres que peut occasionner une grossesse illicite, ou encore les désagréments et les ennuis qu'entraîne une position sociale plus ou moins fausse, telle qu'est souvent celle de certaines institutrices. Voilà pour ce qui concerne les femmes 3. Quant aux hommes, il s'agit pour la
* Il est, toutefois, une condition étiologique qui mérite d'être mentionnée : c'est l'influence de certaines maladies aiguës sur le développement de la' sclérose. Voici, à l'appui de cette assertion, l'indication de quelques faits.
1° Dans un cas de Erbstein [Deutsches Archio fur Klinische Iledicin, t. x, fasc. 6, p. 696), la sclérose en plaques a débuté durant la convalescence d'une lièvre typhoïde. Le malade éprouva alors une faiblesse dans les membres et de l'embarras dans la parole, les mots étaient scandés, la prononciation était peu dis-' tincte et monotone.
2° Une malade du service de M. Charcot, Nie... Julie, remarqua un certain degré de faiblesse dans les membres inférieurs après une attaque de choléra. Un peu plus tard, elle eut une fièvre typhoïde à partir de laquelle la faiblesse des jambes fit des progrès, d'une façon lente mais continue, à tel point que bientôt elle fut obligée de se servir d'une canne (A. Joffroy. — Mémoires de la Société debiologie, 1869, p. 146).
3" Dans l'observation rapportée par MM. ï'ontaine et Liouville, il est dit que les premiers indices de la sclérose furent précédés par des vomissements bilieux abondants qui durèrent dix à quinze jours. (H. Liouville, in Mémoires de la Société de biologie, 1869, p. 107).
k° Enfin, nous citerons le cas d'une femme nommée Dr. . . Hortense. chez la laquelle les premières manifestations de la sclérose en plaques se sont montrées alors qu'elle venait d'avoir une variole grave (B.).
^ Un malade, observé par M. Baerwinkel, s'aperçut d'une difficulté des mouvements de la jambe droite trois jours après avoir fait une chute dans Teau. L'action du froid humide est d'autant plus réelle dans ce cas que le malade laissa ses habits sécher sur lui (B,).
' The Lancet (1873, vol. I, p. 236) a publié le résumé d'un cas de sclérose en plaques observé par M. Moxon à Guij's Eospiial, où l'on voit notées comme causes : a) une maladie fébrile avec diarrhée qui a duré plusieurs semaines ; b) une émotion morale vive ressentie par la malade qui trouva son mari couché avec une autre femme (B.).