‹ Leçons sur les maladies du système nerveux faites a la Salpêtrière. [electronic resource]Chapitre 120 sur 203 · NOUVEAU CAS D'ISCIIUIUE HYSTÉRIQUE · texte numérisé non relu

NOUVEAU CAS D'ISCIIUIUE HYSTÉRIQUE

(l'urée pour 1,000 grammes, chiffre qui se rapproche, comme on voit, du chiffre normal.

D'après cela, Messieurs, ce ne serait pas dans l'uretère que siégerait l'ohstacle dans l'ischurie hystérique. Où réside-t-il? Faut-il invoquer ici une influence du système nerveux, analogue à celle que Ludwig a découverte à propos de la glande sali vaire? En l'absence de tout renseignement à cet égard, nous ne pouvons que laisser la question en suspens * .

1 Depuis que celle leçon a élé faite par M. Charcot (juin 1872), M. Ch. Fernet a communiqué à la Société médicale des hôpitaux une noie inlitulée : De l'oligurie et de l'anuric hystériques et des vomissements qui les accompagnent. [Union médicale^ 17 avril 1873, p. S66.) Après avoir résumé les opinions de M. Charcot, M. Ch. Fernet rapporte une observation intéressante dont voici l'analyse,

Marie L. . ., 19 ans, chloro-anémique, a été réglée à 16 ans. La menstruation a toujours été irrégulière. Une sœur de la malade est sujette à de fréquentes attaques d'hystérie. En janvier 1871, Marie L. .. eut une frayeur qui occasionna une attaque d'hystérie. En mai, faiblesse extrême, malaise, douleurs dans les membres. (Régime fortifiant ; quinquina, fer, bains de merj. — A la fin du mois d'août, à la suite d'un bain de mer, Marie L. . . fut prise, pour la première fois, de vomissements. « Elle commença par rendre les aliments solides; puis, au bout de quelques jours, elle arriva à vomir tout ce qu'elle prenait. . . Ces vomissements se répétèrent sans interruption jusqu'au mois d'octobre, puis se calmèrent pendant une quinzaine de jours pour reparaître avec leur intensité première et persister sans répit. . . En mars 1872, L. . . entre à l'Hôtel-Dieu (service de M, Moissenet). Traitement : lotions froides; glace et Champagne; vésicatoire morphiné à l'épigastre. Les vomissements diminuèrent peu à peu, ne reparurent plus que par intervalles, et la malade sortit de l'hôpital le 15 avril ne vomissant plus. — Durant les mois de mai et de juin, vomissements rares. Ils revinrent en juillet, après des contrariétés, et s'arrêtèrent de nouveau peut-être grâce au bromure de potassium. A la fin de juillet, une nouvelle émotion morale les fait reparaître avec leur fréquence et leur persistance antérieures.

Marie L.. , entre une seconde fois à l'Hôtel-Dieu, le 18 août 1872. C'est alors que M. Ch. Fernet put l'observer. Elle présentait les symptômes suivants : faiblesse excessive, anémie très marquée et caractérisée surtout par la décoloration de la peau et des muqueuses ; névralgie intercostale : sensibilité ovarienne développée du côté gauche, douleur à la pression; anesthésie en divers points de la peau ; anesthésie plantaire complète : analgésie profonde des membres supérieurs : achromatopsie de l'œil gauche qui ne distingue pas la couleur jaune; vomissements. La malade assure que, depuis leur apparition, elle ne rend qu'une minime quantité d'urine, que souvent elle reste plusieurs jours sans en rendre une seule goutte. — 4 Sept. Régime lacté exclusif. — Du 4 au 9 sept., il n'y eut qu'une émission d'urine (150 gr. environ]. A partir de celte époque, M. Ch. Fernet fit mesurer exactement, d'une part, les quantités des aliments ingérés, d'autre part, la quantité de matières vomies et d'urine rendue et, après avoir indiqué dans un tableau ces quantités jour par jour, il ajoute : • L'examen du tableau qui précède permet d'établir une relation étroite entre l'élat de la fonction urinaire et les vo-

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