UÉMIANESTIIÉSIE DE CAUSE ENCÉPHALIQUE
appréciable ou, au moins, d'une manière durable. Les se7is spéciaux n'offrent aucun changement sérieux, à moins de complication, par exemple rem &oMe de Varière ce^itrale de la rétine, s'il s'agit d'un ramollissement consécutif à la migration d'une végétation valvulaire, ou encore la compression, par voisinage, d'une des bandelettes optiques, dans le cas d'un foyer Jiémorrhagique quelque peu volumineux. Tel est, en résumé, l'ensemble symptomatique que l'on rencontre dans l'immense majorité des, faits d'iiémorrhagie ou de ramollissement affectant les points de l'encéphale que nous avons indiqués.
Incontestablement, Messieurs, c'est bien ainsi que se passent les choses dans la grande majorité des cas. Mais, à côté de la règle, il y a le chapitre des exceptions. Il est des cas, et pour mon compte j'en ai observé plusieurs de ce genre, dans lesquels la sensibihté est affectée d'une façon prédominante et dans lesquels l'anesthésie persiste, même après la restauration du mouvement.
Ces altérations de la sensibilité peuvent se présenter avec les caractères suivants : L'anesthésie affecte toute une moitié du corps et s'arrête juste à lahgne médiane. La moitié correspondante de la face, la peau aussi bien que les membranes muqueuses', se montrent insensibles, absolument comme dans l'hémianesthésie hystérique. Il est possible d'observer alors Vanalgésie et la thermo-a^iesthésie, avec conservation de la sensibilité tactile, ainsi que l'ont constaté MM. Landois et Mos- 1er ^ Enfin, il est encore des cas, plus rares à la vérité et jusqu'ici imparfaitement observés, mais qui, malgré tout, ont bien leur valeur, cas qui rendent probables les altérations, en pareille circonstance, des sens spéciaux du côté opposé à la lésion encéphalique, c'est-à-dire du même côté que l'hémianesthésie.
1 Hirsch. - Klinische fraqments, I, Ablh., p. 207. Kœnigsberg, 1867. » Landois et Mosler. — Berliner Min. Wochens., 1868, p. 401.