SOUDAINETÉ DE LA GUÉRISON
Dès le lendemain, la contracture avait entièrement cessé. Ce fait est d'autant plus important que riiystérie convulsive n'existait plus que dans les souvenirs de cette femme. Depais deux ou trois ans, la contracture était la seule manifestation de la grande névrose.
2-^ Le second cas concerne une femme également atteinte d'une contracture limitée à un seul membre. Les crises hystériques proprement dites avaient depuis longtemps disparu. Cette femme fut accusée de vol : la contracture qui avait duré plus de deux ans se dissipa tout à coup à l'occasion de l'ébranlement moral que produisit cette accusation.
3° Dans le troisième cas, la contracture avait pris la forme hémiplégique; elle affectait le côté droit et était surtout prononcée au membre supérieur. La guérison survint presque tout à coup, dix-huit mois après le début, à la suite d'une vive contrariété. Il n'y avait pas alors d'anesthésie ; la malade, tout en avouant avoir éprouvé des troubles nerveux bizarres, niait l'existence passée de véritables attaques hystériques.
Il faut bien connaître. Messieurs, la possibilité de ces guérisons qui, aujourd'hui encore, font crier au miracle, mais dont les charlatans seuls se font gloire. Avant notre siècle, ces faitslà étaient souvent invoqués lorsqu'il s'agissait d'établir devant les plus incrédules l'influence du surnaturel en thérapeutique, k ce point de vue, vous lirez avec intérêt un article publié dans la Revue de philosophie positive avril 1869), par le vénérable M. Littré ». Je fais allusion à un écrit intitulé : Un fragment de médecine rétrospective {Miracles de saint Louis], et dans lequel on trouve l'histoire de plusieurs cas de paralysie guérie
' La Philosophie positive, Bévue, etc., t. V. 1869, p. 103,