‹ Leçons sur les maladies du système nerveux faites a la Salpêtrière. [electronic resource]Chapitre 157 sur 203 · TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE

aussi dans les attaques fort analogues aux précédentes qui peuvent survenir dans le cours de la sclérose en plaques % et, enfin, dans les attaques, avec ou sans convulsions, qui s'observent dans les cas de foyer cérébral ancien (liémorrliagie ou ramollissement) ou de tumeur cérébrale, quelle qu'en soit la nature. Cette élévation thermique contraste d'une façon remarquable avec l'abaissement initial qui existe à peu près toujours, au moment de la formation du foyer liémorrhagique cérébral, et c'est là, ainsi que je l'ai démontré, un caractère qui peut être utilisé pour le diagnostic.

Mais il est temps d'en revenir à l'hystérie épileptiforme dont cette digression nous a quelque peu éloignés. Tout comme dans répilepsie vraie, les accès composés s'observent dans l'hystéroépilepsie. Landouzy parle d'une hystérique qui avait eu jusqu'à 100 accès par jour. Vétat de mal hystéro-épileptique peut d'ailleurs se prolonger pendant un laps de temps considérable. Georget cite l'observation d'une femme chez laquelle les accès se sont montrés à peu près continus pendant une durée de quarante-cinq jours.

Chez notre malade Co. . . , dont les crises ont un cachet épileptiforme, si prédominant et si fortement accentué, Vétat de mal a persisté pendant %)lus de deux mois, et, par moments, les accidents ont été portés au plus haut degré d'intensité. Ainsi le 22 janvier, entre autres, les convulsions épileptiformes se sont succédé sans interruption depuis neuf heures du matin jusqu'à huit heures du soir : de huit à neuf heures, il y a eu un temps de repos, puis les attaques ont repris comme de plus belle, sans le moindre retour à la lucidité, et ont persisté à peu près pendant le môme espace de temps. On peut, d'une manière approximative, évaluer sans exagération le chiffre des attaques

• Voyez la Leçon VIII, p. 249.

(^pileptiformes qu'elle a éprouvées à cette époque, dans l'espace d'un jour, à 150 ou 200 environ.

La persistance d'un tel état, sans que la mort s'en soit suivie, ne montre-t-elle pas déjà qu'un abîme sépare l'épilepsie vraie de riiystéro-épilepsie ? — « Si ce n'était pas là de l'hystérie », disaient en parlant de Go... les surveillantes du service, témoins de ses accès et habituées à ce genre de malades, « si c'était de l'épilepsie véritable, il y a longtemps que cette femme aurait succombé. » Cette remarque est parfaitement judicieuse, parfaitement fondée.

Fifi. se.

Eh bien, Messieurs, et voici le point sur lequel je veux surtout insister, jamais pendant cette longue période convulsive la température rectale ne s'est, chez Co..., sensiblement modifiée ; elle a été en moyenne de 37o,8 : elle ne s'est élevée jusqu'à 38°,5 que d'une façon tout à fait exceptionnelle et transitoire (i^Y^. 26). — Je dois ajouter que jamais, pendant ce temps, l'état général ne nous a inspiré la moindre inquiétude, malgré l'alimentation insuffisante et l'énorme dépense de force musculaire qui a dû se faire. La situation mentale, d'un autre côté, n'était pas, tant s'en faut, aussi profondément modifiée que cela eût eu lieu nécessairement, s'il se fût agi de la vraie épilepsie ; à aucune

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