AFFECTIONS DE LA PEAU
ieuses, les chirurgiens américains ont décrit une affection de la peau qui peut être rapprochée de la forme précédente. ^ 2° En second lieu viennent les éruptions pemphigoïdes, dont j'ai rapporté aussi un exemple assez net». Il s'agit là de bulles de pemphigus qui se développent très rapidement et reparaissent de temps à autre sur divers points de la partie des téguments, correspondant à la distribution du nerf lésé ; elles laissent après elles des cicatrices à peu près indélébiles. — Cette sorte d'éruption s'observe parfois sur les cicatrices vicieuses ; il est trèsvraisemblable qu'elle dépend alors de l'irritation que subit quelque filet nerveux tiraillé ou compruné dans le tissu cicatriciel.
3° Nous citerons en troisième lieu une rougeur cutanée qui rappelle V éry thème pernio, et certaine tuméfaction de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané, déjà remarquée par Hamilton, qui simule le phlegmon {faux phlegmon) -.
4° Vient ensuite l'affection cutanée qui a été décrite par les chirurgiens américains sous le nom de Glossy Shin, mot à mot, veau lisse. La forme est lisse, en effet, pâle, anémique ; les glandes sudoripares sont atrophiées, leur sécrétion diminuée : l'épidermeest fendillé, les ongles sont fendillés eux aussi et
semblables à celles de l'herpès zosler, et siégeant sur la peau des parties douloureuses. . (Charcot. — Sur quelques cas d'afection de la peau., dépendant d'une influence du système nerveux. In Journal de physiologie, t. II, n» b. Janvier 1859.] — On trouve dans le même journal un fait analogue, rapporté par M. Rouget : . Un cultivateur, en sautant un fossé, reçut la charge de plomb à Uèvre de son fusil, à la face interne du bras gauche, vers la partie moyenne. Au fond de la plaie qui était large de huit centimètres, on apercevait l'artère humérale, la veme basilique déchirée et plusieurs nerfs, surtout le brachial cutané interne, contusionnés. La plaie se cicatrisa assez vite, mais environ deux mois et demi ou trois mois après, il survint à la partie postérieure et interne de l'avant-bras une éruption ressemblant à du zona, occupant une surface de quatre à cinq centimètres de diamètre, dans une partie de l'avant-bras privée de sensibilité. . Les exemples de zona, survenu à la suite d'une contusion portant sur le trajet d'un nert (Oppolzer) d'un effort (Thomasj, sont loin d'être rares. (Voy. Mougeot, loc. cit. p^ J8.)
1 Charcot loc. cit. — ■ Eruption particulière siégeant sur la face dorsale d une main et des doigts, et probablement consécutive à la lésion dis filets nerveux qut se distribuant à ces parties. >
* Mougeot, loc. cit., p. 30.